Qui est Mak

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  • : Makaila est un objecteur d'opinions Tchadien, vivant à l'étranger qui, à travers sa plume, contribue à l'émergence d'une presse libre dans son pays et en Afrique. Courriel: nmakaila@yahoo.fr

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Dimanche 5 juillet 2009

Je n’ai pas une réponse approprié à cette question , mais il me semble qu’ actuellement  c’est  une   énigme aux  résistants résolument sincères et cette  question  est interssente et  amusante aussi à vrai dire, personnellement  je suis partagé s’il y’aurait  une formule intermédiaire. 

 

Et  cependant, j’ai l’ultime  conviction que c’est la seule issue(on ne dit jamais assez )  de sauver le pays de cet otage actuel, même si cela est répétitivement argumenté par la jeunesse  partisane de la résistance qui n’a  eu aucune tâche politique dans les régimes successifs et surtout propre politiquement parler.

Si on peut se  permettre  et croyez moi ,il n’y a pas que ces vieux chacals de la  politique Tchadienne qu’on les voit défilés à la tête de la résistance , et loin de là  pour  que la révolte actuelle perde sa substance et fera l’objet des critiques insensées et sans proposition envers cette résistance légitime de la jeunesse Tchadienne.


 Mais ici je parle,  de ceux  qui sont résistants par amour de leur patrie d’apporter un changement radical et enfin le  voir libre. Au fait, c’est à vous de voir mais ce n’est pas par amour de la violence que ces enfants croupissent avec leurs armes à la main derrière les arbres et les  grottes dans cette contrée du Tchad. Car ils ne rêvent que du départ de Deby et que Dieu exhauce leurs vœux. Pour nous, leur aspiration est légitime et leur  combat est juste parce qu’ ils n’ont pas  d’ autres choix .


Cette  voix d’ opposition violente actuelle pour parler terre à terre, on est dans une impasse chers compatriotes. En effet, la brutalité a été imposée aux enfants du Tchad par  cette façon amère de conquête du pouvoir. C’est pour  cela  qu’on a besoin de  l’unité des Tchadiens meurtris dans leurs âmes et elle  doit s’imposer pour gagner la confiance du monde qui nous entoure et  celle des Tchadiens  qui sont encore réticents sur le choix des leurs compatriotes résistants.  cette violence doit s’arrêter mais à condition qu’elle chasse celui qui l'a imposée contre la volonté de tous .


En fin, j’ai toujours prié pour  que cette guerre sera la dernière entre tous les fils du Tchad  après Deby.

 

C’est plus qu’une évidence, voyons déjà au rabais,  sans trop s’étaler sur les évènements  politiques, Il n’y a  pas eu une opposition démocratiquement  crédible depuis la  dernière modification de la constitution qui a  permis à Deby de  prolonger  son mandat  à  l’infini, c’est ce que j’ai appelé «  la boucle est  bouclée» .D’ailleurs même,  celle d’ avant avait  juste un semblant de crédibilité mais  pas plus ,puisse qu’ elle n’a jamais eu l’ occasion de caresser  et de  jouir pleinement  des activités réellement  démocratiques dont  les Tchadiens ont cru et  espéré dans le discours du 04 décembre 1990. Alors nous voilà en vain les armes à la main .


Dans la même logique ,on constate toujours que l’ensemble des  partis politiques actuels  sont des partis satellites,   l’armée  n’a rien de nationale, une  gestion administrative archaïque, des commerçants invétérés, une jeunesse désœuvrée,  des cadres pervers ,  en sommes on ne peut  qu' être déçu de la gestion actuelle du pays c’est pourquoi la révolte du peuple est méritée.


 On a beau cru à quelques choses au début  de l’annonce de la démocratie par notre jeune président à l’époque, mais  épargner moi des détails car le bilan politique de Deby par sa médiocrité  prouve qu’ on assiste  au grand jour  à  la vulgarisation de l’opportunisme, le  clientélisme et une  politique « nationale »  exclusive…qui consistent à organiser des parodies d’élections qui ont fini par agacer les tchadiens.

 

Dix neuf années de règne d’un clan insouciant à l’intérêt commun , on ne dit jamais assez  avec ce résultat  macabre .


Au lieu de jouer leur véritable rôle auxquels elles étaient destinées naturellement, les associations de la  société civile se sont transformées  en guignols à la solde du « régime » avec des organisations des marches, des communiqués des condamnations  monnayé par de l'argent des contribuables tchadiens.


Ceci  justifie t-il l’action de la Résistance comme une agression étrangère ?quelles hypocrisies ! ou quoi dire chers concitoyens éclairé ?

 

Et alors qu'en même temps, les discours de Deby sont sans ambiguïté par leur  rejet du dialogue ,il pense profondément  que le Tchad est  en paix.


Le paradoxe ,il l'a  dit lui même par apport à l'alternance pacifique  souvenez vous  de sa fameuse phrase : "je ne suis  pas venu par un billet d’Air  Afrique". C’est aberrant quand même si on constate  cet ’écart de langage et le balbutiement de cet homme.

 

Et encore, on nous dit qu'on est en démocratie avec une presse quotidiennement intimidée et  bâillonnée ,des fermetures des radios sans raison valable, des  interdictions des manifestations pour des causes  juste( telle que la manif des femmes contre la vie chère), des déguerpissement  des quartiers de la capitale selon l' humeurs du jour des autorités  ,bref notre pays va mal dans cette règne  doré des Itno. 

 

Toutes les indications sont au rouges selon  les rapports des institutions internationales et au vu de la réalité que nos compatriotes  vivent au quotidien, je dirais  on n’a pas besoin de fabriquer des loupes ou d’être spécialiste d' une science quelconque  pour regarder  et  alerter  ce  danger qui  sévit dans notre patrie. On pourrait utiliser tous les moyens notamment  par la volonté politique pour secourir  notre pays qui est aux antipodes chers compatriotes .


Toutefois  l’évincement de ce « régime »  serait   évident dans la mesure où tous les compatriotes arrive à réaliser ce chaos  dans lequel Deby a   entraîné le pays.
 

 Le Tchad est  doigté en  permanence  défaillant et  jamais le meilleur  depuis l’arrivé du MPS et  il est le  dernier  au monde. Selon l’UNESCO , le Tchad occupe le dernier rang dans le système éducatif .


En outre  il  figure  parmi  les sept premiers pays au monde détenteur  de flambeau de la   corruption , des députés «  mandatés »  pour 4 ans  alors qu’ils  sont à leurs 7ème année ,des autorités publiques dédaignent  les  décisions de la justice, des hommes considérés comme de vulgaire mercenaires hier,  aujourd’hui sont des hommes d’Etat  aux arènes du pouvoir . il y’a des multiples exemples de dysfonctionnements  et  des contradictions de ces genres dans les institutions  du pays , bref  le Tchad est  laissé à la guise de Deby et il ne sert à rien de s’attarder dessus car  l’incurie politique de ces hommes au pouvoir  n’est plus à démontrer , quant aux  opposants « démocratique »  certains se   sont résignés et bloqués dans leurs rêve , d’autres suivent tranquillement le cri de leurs ventre , ainsi  la galerie est amusée.


Autrement dit notre pays est actuellement à la merci de la girouette  avec ces autorités aux mœurs léger s

 

Alors voilà on est   tous devant ces maux qui minent le pays et on remarque que  certains « intello » se trouvent le plaisir de s’attaquer à la révolte actuelle comme si elle est partisane ou propriété des  certains Tchadiens mais non ! , à notre niveau  on peut dire que  la question  de la résistance est un droit constitutionnel et  elle n’a pas raison d’être posée , puis qu’ on  estime être en accord avec  ce droit.


L’ennemi actuel du pays est Deby et  il lui appartient de convaincre le tchadiens à ce  que les armes se taisent à jamais. Arrêtons de caricaturer  l’opposition armée  lors que le mal est connu  et identifié.

 

 

Djibrine abakar khirachi

Par Mak - Publié dans : Articles
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Dimanche 5 juillet 2009

En perspective à l'élection présidentielle de 2011, le régime de Ndjaména, a réussi, à diviser les organisations de la société civile pour  gagner  les échéances électorales par un tsunami des fraudes massives et autres manoeuvres politiciennes.

Ainsi, la création le 29 juin  dernier, du  Regroupement d’associations de la société civile pour l’observation des élections au Tchad (RASCOET) , dirigé par M. Mahamat Saleh Ben Malala, en est une illustration parfaite.

Selon les informations qui nous sont rapportées régulièrement du Tchad, les associations qui se fixent comme objectifs de base de soutenir le  régime en place dés leurs créations, bénéficient facilement des autorisations du ministère de l'intérieur à la différence d'autres  dont les positions sont tranchées et  sont hostiles  au  pouvoir central.

Aprés avoir divisé puis affaibli, l'opposition démocratique et légale, le régime Deby au Tchad, est parvenu à déblayer le terrain politique pour organiser des similacres d'élections comme les précédentes sans rencontrer des obstacles sur  son chemin pour une Présidence à vie.


Mais d'ici à 2011, le bout de tunnel est encore loin pour Idriss Deby et les siens.Tout peut arriver!


Makaila Nguebla

Par Mak - Publié dans : Articles
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Dimanche 5 juillet 2009

Nous avons été interpellés plusieurs fois à propos de Hemchi, un des intervenants et animateurs permanents de ce blog proche des forces du changement en exil;  il est surtout et à la fois l'apologiste et  l' inlassable partisan du régime d’Idriss Deby au Tchad.

 

D’aucuns, s’interrogent sur sa motivation réelle à travers ses différents commentaires postés régulièrement, d’autres, en revanche, cherchent à l’identifier ou le localiser à travers son adresse géographique.

 

Pour répondre à toutes ses hystéries contre le blog et notre personne, nous avons opté pour l’indifférence et la tolérance afin de lui prouver que l’opposition tchadienne en exil, conteste le pouvoir d’Idriss par principes politiques ni haine viscérale. Cette opposition tchadienne,  est celle qui s’assume et accepte le débat contradictoire, fondement même de la démocratie universelle.

 

De ce point de vue, la rédaction ne peut s’autoriser à censurer ses interventions afin de lui montrer  que  le Tchad de demain, est celui qui appartiendrait à ceux qui s’acceptent dans la diversité. Mais pas comme sous ce pouvoir solitaire dirigé par  Idriss Deby dont la gestion sociopolitique et économique, administrative et militaire du pays, demeure opaque.


Ce  régime, sans équivoque, est connu de tous pour son exclusionnisme actif et sa confiscation des droits élémentaires et des  libertés publiques fondamentales de ses concitoyens.

 
C’est pourquoi, à travers nos moyens légaux, nous appelons la communauté africaine et internationale  a faire preuve d’une  lisibilité et  de clairvoyance  exemplaire sur le cas tchadien, afin  nous aider à nous débarrasser rapidement de ce pouvoir autoritaire que Paris a imposé aux Tchadiens et qui les étouffe radicalement par des méthodes anti-démocratiques.

 

La rédaction

 

 

 

 

         
Par Mak - Publié dans : Articles
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Dimanche 5 juillet 2009
Dans cette interview, Abdelaziz Agoubi revient sur l’évolution du Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail, son exil qui a duré 12 ans et son évaluation de la situation politique de la Tunisie.




« Jusqu’à 1994, les opposants et les militants pour les droits de l’Homme se faisaient rares. La majorité de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la répression et déclaraient dans les conférences et aux ONG internationales que « tout allait bien ». La plupart d’entre eux ne veulent plus se rappeler cet épisode de leurs vies politiques »

« J’ai pu avec des amis convaincre François Hollande le secrétaire général du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d’établir des relations de partenariat avec le FDLT.



En 2001, j’ai pu rentrer en Tunisie après 12 ans d’exil… À ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum démocratique ne vint m’accueillir à l’aéroport. Incrédule et déçu, Je ne pus obtenir qu’un bref entretien à la sauvette dans un café. Je revins en France profondément inquiet »



« Lorsque je suis rentré à Tunis, j’ai reçu une invitation de la Police. Je fus reçu cordialement au Ministère de l’Intérieur pour soi-disant clôturer mon dossier »

« J’accuse principalement la société civile tunisienne d’avoir cherché le blocage et le pourrissement de la situation plutôt que trouver des solutions aux problèmes auxquels était confronté notre pays »


J’ai eu l’occasion de connaitre beaucoup des personnalités parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d’autres. Avec mes amis, nous les avons défendus et nous avons participé à la médiatisation de leurs combats et leurs notoriétés. Ceci dit, j’étais souvent déçu par leurs comportements et déclarations en privé. Mr Mustapha Ben Jaafar avait déclaré par exemple –en ma présence- à des conférences de presses et à des amis français, qu’il n’était pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses intérêts.

En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail énorme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l’apparition d’autres comités de défense de droits de l’homme, j’ai constaté que la première mission qu’ils se sont fixés, c’était de casser tout notre travail, de nous écarter comme si nous étions des adversaires !


Cette Interview a été revue et amendée par M. Abdelaziz Agoubi qui m’a fait parvenir le texte final par mail.


Sami Ben Abdallah: Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous rappeler votre parcours politique ?

M. Abdelaziz Agoubi . Je suis socialiste musulman. On peut être homme politique et croyant. Un démocrate musulman pratiquant connaît les limites. Il sait ce qu’il peut faire et ne pas faire. Il agit suivant ses croyances, fidèle à sa foi. Les croyants peuvent être de n’importe quelle tendance. Ils peuvent être de droite ou de gauche. Les partis politiques qui ne font pas mystère de leurs appartenances à telle ou telle religion ont toujours existé dans le monde, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis, … . Mais si les croyances sont admises en politique, le religieux reste du domaine de la sphère privée. Le pouvoir ne doit pas être remis entre les mains des religieux et le peuple ne l’acceptera jamais. La population tunisienne rejette tout intégrisme idéologique. Je suis convaincu que la solution viendra des démocrates musulmans en Tunisie.

J’étais forcé à l’exile de 1989 à 2001. A partir de 1990, devant la répression que vécu le pays et les grands procès d’En Nahdha, j’ai fait partie de plusieurs comités qui se sont constitués en Europe et particulièrement en France. Sans fausse modestie, j’étais un militant actif. Notre travail consistait à participer à des manifestations, des rassemblements, à rédiger des pétitions, et des courriers pour alerter l’opinion internationale afin de secourir les victimes. Ceci dit, je n’ai pas appartenu à En Nahdha et je ne partage pas le projet politique de ce parti. Ce sont les violations des droits de l’Homme et le non respect des libertés qui motivaient mon engagement.

Jusqu’à 1994, les opposants et les militants pour les droits de l’Homme se faisaient rares. La majorité de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la répression et déclaraient dans les conférences et aux ONG internationales que « tout allait bien ». Jusqu’à 1994, j’en ai croisé beaucoup dans les conférences internationales. La plupart d’entre eux ne veulent plus se rappeler cet épisode de leurs vies politiques. A partir de 1995, quand ils ont été à leur tour victimes de répression, ils ont rejoints l’opposition.


A partir de 1995, avec d’autres militants, défenseurs des droits de l’homme, j’ai soutenu le droit du Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail (FDLT) animé par Mustapha Ben Jaafar et d’autres dissidents du MDS, de se constituer en parti et d’obtenir la légalisation. C’est en 2001 que le FDLT obtiendra gain de cause après bien d’efforts et de sacrifices que nous avons consentis. J’étais en contact régulier avec le parti socialiste à travers mes amis de Ligue des droits de l’Homme à Lyon. J’ai pu avec des amis convaincre François Hollande le secrétaire général du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d’établir des relations de partenariat avec le FDLT.

En 2001, j’ai pu rentrer en Tunisie après 12 ans d’exil. Depuis, je rentre régulièrement sans problèmes à ce jour.

Ce n’est donc pas Mustapha Ben Jaafar qui avait pris contact au départ avec le Parti socialiste ?

M. Abdelaziz Agoubi : Non, sans fausse modestie, je vous dis que c’est mon humble personne et mes amis qui ont tout arrangé.

C’était le 10 décembre 1995 j’ai participé à la création d’un Comité Tunisien de Soutien au Forum Démocratique, Mustapha Ben Jaafar a présenté la première demande afin que le FDLT soit légalisé en avril 1994. Évidemment, l’autorisation de le créer lui fut refusée. En réalité de nombreuses personnalités à l’origine de l’initiative se sont vues retirer leur passeport et assigner à résidence.

Pour tenter de mobiliser des appuis en France, je sollicitais le 11 décembre, une entrevue auprès du Directeur des Affaires Etrangères du Parti Socialiste, attirant son attention sur ces faits. J’ai été reçu et j’ai défendu le projet politique du FDLT que je sentais proche de mes idées politiques. J’ai eu alors l’occasion de lui exposer, de façon approfondie, les raisons de notre inquiétude et d’étudier avec lui les possibilités d’une initiative du parti socialiste français pour aider la cause de la démocratie en Tunisie. Depuis cette date, je suis resté en contact avec le Parti Socialiste et j’étais leur interlocuteur pour toutes les questions ayant trait au FDLT. Un jour, un ami du PS à Lyon m’a appelé et m’a informé que François Hollande allait recevoir Mustapha Ben Jaafar. Ce dernier est arrivé en France et a pu le rencontrer.

Durant vos années d’exil, quel était votre plus mauvais souvenir ?

M. Abdelaziz Agoubi : Il y en a beaucoup… mais le plus triste c’était le 17/09/ 1996. Je perdais mon père et l’entrée en Tunisie me fut refusée par manque de passeport qui a été confisqué par le gouvernement. Malgré les interventions de plusieurs de mes amis, qui sollicitèrent le régime par l’intermédiaire du Parlement Européen et du député Daniel Cohn-Bendit, je n’obtins aucune réponse. Le gouvernement fut fidèle à sa ligne de conduite, il garda le silence. Un Président d’une République Arabe avait dit un jour : « Un pays qui n’a pas de problème n’est pas un pays. Et nous grâce à Dieu, nous n’avons pas de problème. » La Tunisie est ainsi, elle garde le silence et traite ses problèmes en les ignorant. À mon grand désespoir, je ne pus donc assister à l’enterrement de mon père. Et pourtant, au travers de toutes mes actions, j’avais toujours et uniquement appeler au dialogue et à la réconciliation nationale.

Quand vous avez rencontré pour la première fois Mustapha Ben Jaafar ?


M. Abdelaziz Agoubi : J’ai le rencontré la première fois en 1993 à Paris et au mois d’avril 2001, j’invitais le Docteur Ben Jaafar, secrétaire général du Forum Démocratique Pour le Travail et les Libertés, à venir témoigner lors d’une conférence de presse à Lyon. En mai 2001, je suis intervenu avec mes amis auprès de François Hollande. Le parti socialiste s’engageait officiellement à ne pas entretenir de relations avec le RCD, parti au pouvoir, tant qu’il n’y aurait pas d’évolution dans le sens de la démocratie en Tunisie. Il reconnaissait le Forum Démocratique et le Conseil National des Libertés, parti d’opposition, comme un partenaire privilégié en Tunisie. Dans une interview à la presse française, je ne manquais pas de souligner l’avancée que représentais cette prise de position et le soutien qu’elle apportait à notre combat.

En 2001, vous avez mis fin à votre exil ?


M. Abdelaziz Agoubi : Oui. J’obtins le droit de rentrer en Tunisie grâce à un dialogue franc avec le pouvoir ainsi voyant s’achever un exil de plus de douze ans. Et c’était un début d’ouverture qui n’a pas durée longtemps a cause des problèmes à l’échelle internationale en 2001. Lors de ce voyage qui dura vingt jours, je découvris des changements radicaux en Tunisie. Certes les infrastructures avaient progressé, nous avions des routes et des équipements plus performants, l’eau courante, l’électricité ou encore le téléphone étaient entrés dans toutes les maisons. Mais la situation politique était toujours d’une incroyable complexité et la déchirure entre la société civile et la population tunisienne n’avait cessé de s’aggraver. À ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum démocratique ne vint m’accueillir à l’aéroport. Incrédule et déçu, je décidais de rendre visite à ma famille dans le Sud tunisien. J’avais hâte de revoir ma mère qui avait déjà 90 ans.
Lorsque je rentrais à Tunis pour répondre à une invitation de la Police. Je fus reçu cordialement au Ministère de l’Intérieur pour soi-disant clôturer mon dossier. Mon séjour touchait à sa fin, mais j’espérais encore rencontrer les membres de mon parti. Je ne pus obtenir qu’un bref entretien à la sauvette dans un café. Je revins en France profondément inquiet.

Et quelle était votre réaction ?


M. Abdelaziz Agoubi : Ayant tiré les leçons de l’accueil reçu en Tunisie, après avoir estimé que ma mission était accomplie j’ai pris un temps de réflexion et j’ai décidé de quitter le Forum démocratique dès qu’il ait eu obtenu sa légalisation par le régime.

Avec du recul aujourd’hui, quel regard portez vous sur le microcosme politique tunisien et ce que plusieurs appellent la « société civile ».


M. Abdelaziz Agoubi : Je n’ai pas regretté le fait d’avoir milité ni pris des risques pour défendre les droits de l’homme et les libertés quand ils étaient violés. C’était un devoir que je devais faire envers mon pays et ma conscience. Je l’ai fait. Cependant, vous serez étonné quand je vous dirai que j’accuse principalement la société civile tunisienne d’avoir cherché le blocage et le pourrissement de la situation plutôt que trouver des solutions aux problèmes auxquels était confronté notre pays.
Il y a une crise politique dans notre pays qui dure depuis des années. Cette crise a connu son paroxysme avec l’affrontement entre le pouvoir et En Nahdha. La répression était disproportionnée et le pouvoir assume une responsabilité indéniable. Cependant, En Nahdha en assume aussi une part de responsabilité aussi tout comme la majorité des gauches qui se sont tues, cautionné et parfois encourager la répression. Je ne suis pas contre le mouvement En Nadha, qui joue un rôle important dans la société, mais ce parti refuse de se livrer à une autocritique indispensable. Pourtant il gagnerait à éclaircir ses positions. Car ce mouvement à sa part de responsabilité dans la crise que nous vivons, bien qu’il n’ait jamais voulu reconnaître ses torts.

Il y a aussi cette société civile que je connais plus qu’elle ne se connaisse. Faut-il rappeler que dans sa majorité, elle a soutenu et cautionné la répression entre 1990 et 1995 ? Par ailleurs, J’ai eu l’occasion de connaitre beaucoup des personnalités parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d’autres. Avec mes amis, nous les avons défendus et nous avons participé à la médiatisation de leurs combats et leurs notoriétés. Ceci dit, j’étais souvent déçu par leurs comportements et déclarations en privé. Mr Mustapha Ben Jaafar avait déclaré par exemple –en ma présence- à des conférences de presses et à des amis français, qu’il n’était pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses intérêts.

Ne pensez-vous pas que vos propos sont motivés par la déception que vous sentez car vous avez été oublié du FDLT plutôt que par une analyse froide de la situation ?


M. Abdelaziz Agoubi : Soyez sur que ma déception n’est pour rien dans le constat que je fais de la situation. En 2001, j’avais appelé à la réconciliation nationale et à organiser un dialogue avec le pouvoir au nom de notre mouvement qui est l’alliance démocratique tunisienne qu’on a créé en 1997. Mr Mustapha Ben Jaafar et ses amis m’avaient accusé de jouer le jeu du pouvoir. Le 30 mai 2009, c’est pourtant le même Mr Mustapha Ben Jaafar qui a appelé au dialogue avec le pouvoir et a reçu lors du déroulement du congrès du FDLT le vice secrétaire général du RCD. D’ailleurs je rappelle que de 2001 jusqu’à 2009, Mr Mustapha ben Jaafar a refusé d’organiser un congrès, de distribuer des cartes d’adhérents afin de continuer à contrôler le forum et éviter toute compétition interne. Ce n’est pas propre au forum. Tous les partis de l’opposition souffrent de ces pratiques anti-démocratiques. En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail énorme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l’apparition d’autres comités de défense de droits de l’homme, j’ai constaté que la première mission qu’ils se sont fixés, c’était de casser tout notre travail, de nous écarter comme si nous étions des adversaires ! Malheureusement, il n’y a pas de solidarité et de continuité dans le travail des oppositions, ce qui explique les échecs qu’ils enregistrent et le peu d’intérêt que leur réserve le peuple.

Nombre de ces oppositions ne veulent pas que la situation politique en Tunisie s’améliore. Ce qui les intéressent, ce sont leurs propres intérêts personnels. Si la situation s’améliorait, ils perdraient ces intérêts et privilèges.


Ceci dit, je n’ai pas perdu espoir dans les bonnes volontés des forces vives de notre pays ni dans ses jeunes, qui je l’espère, tireront des conclusions des erreurs des générations actuelles ou de celles qui les ont précédées.



Blog de Sami Ben Abdallah- Blogueur de Tunisie.

Par Mak - Publié dans : Interviews
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Samedi 4 juillet 2009

Le 13e sommet de l’Union Africaine qui vient de se clôturer à Syrte en Lybie, consacre un revers diplomatique pour Idriss Deby et les membres du Gouvernement tchadien présent  à cette rencontre des chefs d’Etats et du Gouvernement africains.

 

En effet, après les affrontements militaires entre les troupes gouvernementales et les élèments de l’Union des Forces de la Résistance (UFR), le Tchad, qui a protesté officiellement  par la voix de son Président Idriss Deby, a déclaré de soutenir ouvertement la Cour Pénale Internationale (CPI) dans sa requête contre le dirigeant soudanais Oumar Hassane El-béchir.

 

On peut se souvenir que le dirigeant soudanais, a été  inculpé par le procureur Luis Moreno Ocampo pour génocide au Darfour et autres actes qui visent à transgresser le Droit humanitaire international, les Conventions internationales et institutionnelles censés régir l’équilibre à l’échelle universelle.

 

Contrairement à la position tchadienne, le 13éme Sommet des Chefs d’Etats du continent, est allé outre mesure, pour élaborer  un projet de résolution opposé  à la Cour Pénale Internationale (CPI) soumis par la Libye.

 

Dans ce projet, l’Union Africaine(UA), déplore qu’aucune suite n’ait pas été donnée à sa requête introduite auprés du Conseil de Sécurité pour demander la suspernsion pour une durée d’une année,  les poursuites contre Omar El Béchir, Président du Soudan conformément à l’article 16 du Statut de Rome. 

En revanche, l’Union Africaine a demandé aux Etats membres de l’Union de ne plus coopérer avec la Cour Pénale Internationale(CPI).

 

Seul, le Tchad d’Idriss Deby, a émis sa réserve face à cette position unanime de la volonté africaine contre la Cour Pénale Internationale (CPI), accusée de démarches judiciaires sélectives qui visent seulement les dirigeants africains en épargnant ceux du nord, qui sont loin d’être exemptés des mêmes reproches.

 

Idriss Deby, qui souffre  du défaut de son entourage juridique très limité en matière d’appréciation des enjeux sous-régionaux et internationaux, est tombé dans son propre piége. Car, lui, même ne peut échapper  aux poursuites judiciaires des juridictions internationales au regard des crimes commis au Tchad contre les populations dans le Dar  Tamas, dans le  Ouaddaï,  au Sud du pays, dans le Guéra et plusieurs autres chefs d’inculpations  dont il fait personnellement  l’objet.

 

Il suffit que les  familles des victimes tchadiennes dont le Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, de Bichara Digui,  de Bissou Mamadou, de Laokein Bardé, de Abbas Koti, et autres personnes ayant subit les tortures sous son régime, décident de saisir toute juridiction internationale pour porter plainte contre lui.

Idriss Deby, responsable personnellement de plusieurs crimes et autre atrocités commis au Tchad, est une cible idéale irréfutable dans la démarche  contre l’impunité en Afrique et dans le monde.


Comment peut-il alors échapper aux poursuites judiciaires contre lui de ses victimes?
 

Makaila Nguebla

Par Mak - Publié dans : Articles
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Samedi 4 juillet 2009

La communauté tchadienne vivant au Sénégal, vient encore d’être endeuillée  par  le cas du décès de M.Wanda Koi-Assal, formateur-consultant à l’Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications (ESMT), basée à Dakar.

 

M.Wanda Koi-Assal, qui est rentré à Dakar, lundi  dernier d’une mission, est décédé jeudi dans l’après midi  à son domicile de suite d’une courte maladie.

 

Alertés, plusieurs compatriotes tchadiens et ses amis étrangers, étaient consternés et bouleversés par cette triste nouvelle.

 

Après ses études à la prestigieuse Ecole Supérieure de Communication de Tunis (SUPCOM), Wanda Koi-Assal, avait exercé  pendant plusieurs années dans un bureau d’études de la place.

 

Malgré plusieurs offres alléchantes, qui lui ont été proposées par les entreprises tunisiennes, M.Wanda a choisi de rentrer et servir son pays.

 

De retour chez lui, et comme tout le monde le dit  qu’au Tchad, les autorités  n’accordent aucun intérêt aux compétences locales, M.Wanda Koi-Assal, n’a donc ni été intégré dans la fonction publique  ni recruté dans les secteurs des télécommunications de son pays d’origine, qui, cruellement manque des cadres de valeur relevant  de ce domaine.

 

Admis en 2000,  au Concours proposé par l’ESMT, ouvert aux ingénieurs destinés aux fonctions des enseignants-formateurs. M.Wanda Koi-Assal, a quitté le Tchad  pour le Sénégal où il intervenait comme formateur-consultant dans ladite institution.

 

De part son sens relationnel et son caractère sociable, M.Wanda, a toujours bénéficié de l’estime et de l’admiration du personnel administratif de son lieu de travail, de ses collègues, de ses étudiants, de ses compatriotes tchadiens, de  ses amis sénégalais et diverses autres nationalités étrangères.

 

Il était  un homme généreux et tolérant, il aime ses amis, ses proches et aide sans distinction tout le monde.

 

Son  domicile  est ouvert à toute personne sans distinction, tout comme il aime  rendre visite à tout le monde sans orgueil.

 

Formateur doué, dévoué et méticuleux, son décès est une perte énorme pour l’ESMT  et   l’Afrique qui doit compter sur  les compétences de ses fils et fils pour  relever les innombrables défis des Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications (NTIC), auxquels elle est confrontée.

 

M.Wanda nous quitte, tout en nous laissant un vide difficile à combler, il va manquer à son épouse Mami, à qui nous exprimons toute notre compassion, à la petite Mame Bousso, qu’il aime bien, à ses frères Tchadiens, à ses amis sénégalais et étrangers de Dakar, de Ndjaména et de Tunis et à ceux qu’il a connus ou rencontré tout au long de son parcours et de son vivant.

 

Le blog de makaila, ému par son décès, présente ses condoléances les plus attristées à son épouse, à toute la famille Koi-Assal de Ndjaména à Sarh, au personnel administratif et  technique,  au corps enseignant et aux  élèves de l’ ESMT, à toute  la colonie tchadienne du Sénégal et à tous ses amis sans distinction.

 

Que son âme repose en paix et que Dieu le tout puissant lui accorde sa miséricorde !

 

Makaila Nguebla

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 3 juillet 2009

Le blog de mak qui a fait son cheval de bataille, les larmes des veuves, des orphelins, des personnes vulnérables et des exclus de la société tchadienne, sous le régime despotique d'Idriss Deby, fait l'objet singulièrement des attaques orientées pour le discréditer aux yeux de l'opinion publique nationale et internationale.
 
Nos revendications politiques sont celles du peuple tchadien martyr.

A tous nos détracteurs, nous leur disons que le temps et l'histoire  démontreront le contraire de leurs préjugés obsessionnels sur notre personne.

Nous reviendrons dans un bref délai, pour répondre à toutes les questions qui font l'actualité politique de ce dernier temps, et dont notre rédaction se trouve au coeur d'une  polémique sans fécondation intellectuelle.


Makaila Nguebla

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Vendredi 3 juillet 2009
En marge du sommet de l'Union Africaine à Tripoli, Cheikh Tidiane Gadjo, le Ministre Sénégalais des Affaires étrangères s'est exprimé sur le cas Habré au micro de Christophe Boisbouvier, l'envoyé spécial de RFI. Le Sénégalais a tenu à rassurer tous ceux qui sont intéressés par le dossier Habré, que l'ancien dictateur criminel, qui continue à se la couler douce à Dakar, est bel et bien attendu au tribunal. Cheikh Tidiane Gadjo a tenu à préciser que son pays est contre l'impunité et que Hissein Habré sera jugé. Quand ? Le Minstre n'a avancé aucun délai.

Là où le chef de la diplomatie sénégalaise est peu convaincant, c'est quand il dit que Habré doit être jugé en Afrique, juste pour démontrer la maturité des Africains. Monsieur Gadjo cite l'exemple d'un Charles Taylor menotté, expédié dans un avion vers l'Europe, ce qui constituerait aux yeux du Sénégalais, une honte pour l'Afrique.

Non Monsieur le Ministre, ce qui fait la honte de l'Afrique, ce n'est pas le jugement d'un Charles Taylor ou d'un Habré en Europe. La honte de l'Afrique, ce sont les modifications des Constitutions, juste pour rester au pouvoir ad vitam aeternam. La honte, ce sont ces éléctions présidentielles dont on connaît le vainqueur à l'avance. Tout se passe comme si on était sur deux planètes différents et que seuls les Oc cidentaux ont droit aux élections libres, démocratiques et transparentes. La honte de l'Afrique, c'est surtout l'accession au pouvoir de Faure Gnassingbé, que votre le Sénégal a bénie d'ailleurs. Ce qui fait la honte de l'Afrique, ce sont les investissements effectués par les chefs d'État Africains en Europe (banques, immobiliers...) avec l'argent du contribuable. Oumar Bongo allé dans la tombe en laissant plusieurs comptes bancaires et des biens immobiliers en France. Ces biens reviendront tôt ou tard à la France. La honte de l'Afrique, c'est le décès de ce Bongo en Europe. Lui qui avait des milliards de nos francs dans ses nombres comptes bancaires en France, était incapable de se construire un hôpital digne au Gabon. Il est mort en Espagne : c'est honteux pour le Gabon et pour l'Afrique. Il n'y a pas que lui : Sassou, Déby, Wade, Compaoré, Paul Biya... pour ne citer que ceux-là, ont leur médecin traitant en... Europe. Le moindre souci de santé justifie une évacuation vers la France, avec l'argent du contribuable. C'est ça la honte de l'Afrique. A ce sujet, seul Kadhafi a du mérite : il se soigne en Libye quelle que soit la gravité de son état de santé. Et le franc CFA, cette monnaie qui relie la France à ses anciennes colonies. C'est ça la honte de l'Afrique. La France qui octroie des visas au Sénégalais qui se rendent au Tchad et aux Tchadiens qui se rend ent au Sénégal ! C'est ça la honte de l'Afrique. On peut s'éterniser à énumerer des faits qui nuisent gravement à l'image de l'Afrique. C'est toujours l'image de la honte. Nous sommes quotidiennement infantilisés par l'Occident. Nous n'avons aucun mérite aux yeux de l'Occident. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy l' a dit à ... Dakar : "nous ne sommes pas assez entrés dans l'histoire".

Ainsi donc, si nos Chefs d'Etat Africains ont leurs comptes bancaires ...en Europe, des villas, des hôtels et des appartements ...en Europe, des médecins traitants ...en Europe. Bref, Puisqu'ils ont tout en Europe, pourquoi aurions-nous du mal à les voir comparaître devant des tribunaux européens après leur chute ? L'histoire du jugement de Habré, c'est l'histoire du parrain qui veut juger son  filleul pour des faits encouragés par le même parrain. Qu'on laisse le parrain faire alors ! Hissein Habré avait un appui logistique militaire de la part de la France quand il massacrait ses concitoyens. Français et Belges étaient parfaitement au courant du sort cruel que le dictateur infligeait à ses compatriotes. Les Tchadiens sont morts, fusillés avec des armes et munitions venues de l'Occident. On a donc bien envie de voir Habré devant des juges Blancs.

Pour en revenir aux propos de Monsieur Gadjo, ce n'est pas en jugeant Hissein Habré à Dakar que l'Afrique va démontrer sa maturité. Habré=2 0peut être jugé et pendu en Chine, ou en Amérique du Sud, on ne voit vraiment pas en quoi cela puisse nuire à l'image de l'Afrique.

Monsieur Gadjo, Trouvez d'autres arguments.

BELEMGOTO Macaoura.
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Jeudi 2 juillet 2009

La Tunisie est dans l’obligation de se passer de ses meilleurs atouts professionnels dans le domaine du tourisme.

Cette nation des cartes postales jettent ses animatrices de tourisme en prison sans même mesurer la gravité de ses erreurs judiciaires.

La dernière animatrice en date porte le nom de madame Sameh Harakati.

Dans cette Tunisie des plages et des vacances, l’ombre de l’injustice ne cesse de se manifester à grande échelle.

La persécution tunisienne dans le domaine de la justice plane sur tout le monde.

Au point que certains parlent désormais du syndrome “à la Sameh Harakati”.

Dès qu’une personne se trouve être victime d’une grave injustice, les internautes mettent en avant le cas tragique de cette femme.

Nous pensons que par la force des choses, elle est devenue bien malgré elle, l’exemple même d’une parodie de justice.

Le plus dramatique dans ce phénomène médiatique est que la perception de cette comparaison a dépassée les frontières de la Tunisie. 

On se met à observer des cas à la Sameh Harakati dans tout les coins du monde.

La Tunisie a donné vie à un nouveau syndrome, le souci  est que celui-ci porte un visage.

Nous pensons que ce fardeau évocateur sera dur à assumer pour madame Sameh Harakati.

Qui voudrait représenter une telle icône ?


Une machine est en route, elle s’étend de plus en plus en dénonçant chaque jour des nouvelles victimes des divers systèmes juridiques en place à travers les continents.

Se déclarer comme un martyr de l’injustice et s’imposer dans la liste des personnes victimes du syndrome à la Sameh Harakati ne doit certainement pas servir les intérêts de cette dernière.


Il serait alors préférable que cette jeune tunisienne soit rapidement libéré pour ne pas que cette image lui colle à la peau pour tout le restant de son existence.  


La Tunisie doit se charger de maîtriser cette publicité néfaste qui ne sert en aucun cas cette belle nation et cette jeune femme. 


Nous irions plus loin en suggérant à la Tunisie de se débarrasser du syndrome à la Sameh Harakati en ouvant la priorité à l’application immédiate des droits de l’homme et des libertés. 


La libération de cette jeune Sameh devient une priorité dans un monde qui a perdu toute sa sagesse.


Comité de Soutien de Mme Sameh Harakati 

 

 

 

 

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Mercredi 1 juillet 2009


M.Mahamat Daoud Adam,
membre du bureau politique du FSR,
Conseiller.

Dans le cadre de la mission de sensibilisation fixée par le Front pour le Salut de la République (FSR), pour porter à l’appréciation de l’opinion publique africaine et internationale, son approche politique sur la crise tchadienne, M. Mahamat Daoud Adam, séjourne à Dakar, après un périple fructueux qui l'a conduit respectivement, en Egypte, à Bruxelles, Doha, Washington,  Accra,  Lomé et  Cotonou.

 

Membre du bureau politique du Front pour le Salut de la République(FSR), et conseiller de M.Ahmat Hassaballah Soubiane, M.Daoud, a, dés son arrivée, établi des contacts avec les différents  responsables  des organisations de la société civile et autres cadres politiques sénégalais.

 

Le Front pour le Salut de la République (FSR), mouvement d’opposition politico-militaire indépendant, serait irréversiblement  sur la voie de  privilégier désormais l’option politique au lieu de la logique armée face au pouvoir central de Ndjaména  pour aboutir éventuellement à la paix.

 

Pour la rédaction du blog, décidément, le régime d’Idriss Deby, doit gérer à la fois  deux options face  aux groupes armés tchadiens aux objectifs différents et intérêts divergents.

 

Makaila Nguebla

 

 

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