Selon nos investigations recueillies auprés
des leaders de l’opposition tchadienne les plus engagés et des répresentations diplomatiques étrangères au sujet du Darfour, il ressort que
des révélations fracassantes incriminent à la fois Idriss
Deby et son homologue Oumar Hassane El-béchir pour leurs responsabilités communes et indissociables dans la crise du Darfour.
En effet, le Conseil de Sécurité de l’ONU a diligenté à travers une commission d’enquête menée par des experts indépendants, laquelle a abouti à la conclusion qui épingle le dirigeant Tchadien et Soudanais pour leurs soutiens respectifs aux groupes armés et aux différentes milices actifs impliqués dans ce conflit armé meurtrier et désastreux en termes des pertes
matérielles et vies humaines.
Aujourd’hui, avec la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui incrimine seulement Oumar Hassane El-béchir et exempte Idriss Deby, les langues se délient au plus haut niveau des
instances internationales et dénoncent l’absence d’équité dans le rôle assigné aux juridictions internationales.
Notre source nous informe également que cette enquête a été réalisée à l’époque où l’ancien Président Français Jacques Chirac était dans les affaires.
Compte tenu de son soutien avéré au régime d’Idriss Deby, Jacques Chirac avait donc pésé de tout son poids pour étouffer et classer sans suite cette rocambolesque affaire juridico-politique qui
allait éclabousser le protégé du giron de la nébuleuse Françafrique dont il en est le promoteur et encadreur.
Mais, tout porte à croire que le Conseil de Sécurité de l’ONU est suffisamment informé par la nature du conflit au Darfour, ce qui explique d’ailleurs sa réticence et prudence devant la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI).
En réalité, la majeure partie d’observateurs étrangers les plus percutants du conflit tchadien et de la crise du Darfour s’accordent à dire qu’aucune solution pérenne et viable ne serait trouvée
tant que le dégré d’implication et le rôle central que joue Idriss Deby aux côtés de la rébellion du Darfour ne soit situés et placés sur la même balance que la responsabilité de son homologue Soudanais Oumar Hassane El-béchir.
La communauté internationale n’aura une conscience apaisée et tranquille que lorsqu’elle aura diagnostiqué du fonds en comble le contour du conflit
du Darfour qu’elle trouvera les réponses les plus appropriées et consensuelles pour tous.
Par Nguebla Makaila