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La situation de plus en plus insoutenable des pratiques de terreur, appliquées dans le pays par quelques groupes ethniques sur
d’autres, a provoqué ce dernier temps un culte de protestations globales qui prend de l’ampleur et se développe progressivement de façon générale.
Depuis quelques jours, des informations faisant état de l’érection d’un Mouvement d’Emancipation du Sud(MES) sont véhiculées à travers le Tchad et l’étranger.
Aujourd’hui, la presse s’en est fait écho et tout le monde cherche à connaître qui ou bien qui seront derrière une telle conspiration à revendications politiques scissionnistes.
Nul n’est sans savoir que depuis quelques années au Tchad, la recette de terreur, reste pour les uns, un ou des moyens pour soumettre, dominer et asservir d’autres citoyens, leur faisant déposséder leurs droits élémentaires à travers le règne total de l’arbitraire et de l’impunité.
Cet état des faits conjugués, ont cédé la place à une une prise de conscience et à une désobéissance civile à l’égard du pouvoir, et fait naître un ressentiment global à allure incontrôlable et susceptible de causer tout les dérapages de cohabitations sociales entre les Tchadiens de divers horizons.
C’est le cas actuellement au Tchad où plusieurs groupements sociopolitiques émergent, contestent et mettent en péril la cohésion nationale.
A l’heure où nous mettons sous presse, tous les ingrédients des risques réels et des menaces pernicieuses, sont réunis pour que la nation tchadienne se disloque et ce, de manière inévitable et irrémédiable.
A la base, c’est le cumul de frustrations socioprofessionnelles dont sont victimes tous les citoyens tchadiens paupérisés et mis à genou par une caste qui pense qu’à elle sans projet des sociétés valables.
Le développement de ce culte des protestations, trouve donc toute sa justification dans cette politique de marginalisation et d’exclusion sociale répandues et à grande échelle dans le pays.
La sauvegarde d’une cohésion sociale et nationale au , dépend sans nul doute d’une nouvelle politique d’intégration sociale réorientée et reconsidérée qui permette à réinstaurer un climat de confiance et d’estime entre tous les fils de ce pays, dont la méfiance permanente, a creusé et suscité des rapports humains odieux et affreux.
Nous n’avions cessé d’alerter et d’interpeller l’opinion publique nationale, que le Tchad doit son existence à la seule volonté de ses fils de vivre ensemble dans la paix et la quiétude et de faire ensemble une nation tchadienne plurielle.
Nous faisons partie des rares citoyens tchadiens qui avions fait de la question de l'intégration communautaire au Tchad, un des axes prioritaires de nos plaidoyers,c’est donc avec un constat d’amertume que nous déplorons aujourd’hui,que rien ne peut garantir que ce rêve et ce vœux se concrétisent au regard de ces dégâts causés ici et là !
Makaila Nguebla