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Par une mise au point publiée dans le site de la Présidence et remise à la presse nationale et internationale, la Direction Générale de la Communication de la présidence de la République du Tchad, dit : « attirer l’attention des médias nationaux et internationaux sur l’interprétation sur l’interprétation erronée et sensationnelle qu’ils font du soutien apporté par la République du Tchad à la République sœur du Mali. »

Nous sommes outrés par les propos de la cellule de la Présidence du Tchad, affirmant que « DEBY ITNO a été élu par le peuple tchadien dans son immense majorité, d’où il tire sa légitimité. S’il existe encore des nostalgiques d’un passé qui a infantilisé l’Afrique, il est temps qu’ils se départissent de cette idée saugrenue»

De quelle légitimité parlent-t-ils les laudateurs de ce régime agonisant en fin de règne ?

Accédé au pouvoir par des moyens militaires, Idriss Deby ne bénéficie en aucune manière d’une légitimité populaire au Tchad. Il s’est imposé à son peuple par les armes et le sang.

A la tête du Tchad depuis 1990, Il n’a jamais organisé une élection libre, juste et transparente dans le pays. Les élections  présidentielles successives de 2001, 2006 et 2011, ne répondent pas aux normes internationales qui régissent le jeu démocratique. Elles ont été organisées sans aucun regard ni « monotoring »  de la  communauté internationale. Toutes ces similacres d’élections ont été remportées  par le Mps, parti-Etat dirigé par Idriss Deby avec un score dit à la soviétique.

Rappelons au passage que Deby refuse toute alternance à la tête de son propre parti, comment-t-il accepter une alternance à la tête des institutions de la république ?

L’opinion publique est  unanime que l’envoi des troupes tchadiennes au Mali, répond aux préoccupations personnelles d’Idriss Deby qui a anticipé sa participation pour plaire à la communauté ouest-africaine et chercher à se rapprocher des nouvelles autorités restent réservées à son égard.

Les médias nationaux et internationaux observent, scrutent et  analysent l’environnement politique tchadien totalement bloqué par le régime actuel à tous les niveaux.

Par ailleurs, la cellule de la communication de la présidence du Tchad, soutient que le chef de l’Etat, Idriss Deby a «  consulté et reçu le soutien de l’ensemble de la classe politique, et après approbation de l’Assemblée nationale, a pris la décision d’envoyer un contingent de l’Armée Nationale Tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de restaurer la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République sœur du Mali »

Peut-t-on parler d’une classe politique tchadienne dans un contexte où  l’opposition est assimilée à de desseins animés où ses activités sont considérablement réduites ?

Le parlement tchadien est rempli des députés beni oui oui, il est assimilable à une chambre d’enregistrement et d’applaudissement de toutes les  propositions des lois.

Si la guerre au Mali, a révélé à l’opinion internationale les talents militaires du Tchad, elle a en revanche, permis au reste du monde de jeter un regard croisé sur le  régime d’Idriss  Deby qui doit sa longévité grâce aux méthodes anti-démocratiques pratiquées  à l’époque des pouvoirs d’exceptions dits despotiques.

La folie et les gesticulations actuelles d’Idriss Deby, nous rappellent les tristes et sombres périodes de Khadafi qui a fini par agacer la communauté internationale. Idriss Deby prétend et ambitionne de remplacer ce dernier en devenant une puissance sous-régionale en Afrique centrale et dans le sahel.

A partir de maintenant, on peut d’ores et déjà dire que le vrai débat sur la question tchadienne est lancée, provoquée justement  par cette Mise au Point de la Direction de la communication de la présidence du Tchad où règne un régime en désarroi.

 



Le blog de makaila

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