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1 Septembre 2009
Depuis le départ de
Stéphanie Braquehais et de Sonia Rolley, deux journalistes françaises ; pionnières pour avoir été correspondantes de Radio France Internationale (Rfi) au bureau de Ndjaména, les
autorités tchadiennes, ne sont toujours pas enclin, d’accepter d’accréditer une nouvelle autorisation à un prochain correspondant de la radio mondiale dans leur
pays.
En effet, si en 2006 , Stéphanie Braquehais, a dû quitter le Tchad, dans de conditions troubles, sans attendre que son contrat arrive à terme, Sonia Rolley,
quant à elle, a été expulsée du Tchad, en 2008, sur ordre des responsables politiques et administratifs locaux, sans que les autorités françaises, ne mouftent.
Selon les témoignages rapportés à notre rédaction, par les militants locaux des associations de défense des droits de l’homme au Tchad, Stéphanie comme Sonia, se sont
régulièrement plaintes, durant leurs séjours dans la capitale tchadienne, d’ avoir été, soit, intimidées ou harcelées dans les rues de Ndjaména, par les agents de
services des renseignements tchadiens, travaillant pour la redoutable police politique du régime qu' est l' Agence Nationale pour la Sécurité (ANS).
Rappelons en passant que Ndjaména, reprochait à ces deux jeunes femmes, leurs libertés de ton, leurs reportages , jugés favorables à la rébellion qu’aux forces
gouvernementales par conséquent, à la ligne du traitement d’informations fixée et souhaitée par les autorités tchadiennes et françaises, couvrant l’actualité qui se rapporte
aux événements militaires à l’est du Tchad.
Il convient de révéler à nos lecteurs, que récemment à ce sujet, j’ai eu un entretien téléphonique avec une journaliste de Rfi, qui me faisait savoir ceci : « Makaila, vous savez,
les journalistes et le personnel de Rfi, ne sont responsables de la ligne éditoriale dictée par la politique étrangère de la France. Et c’est le cas avec l’actualité tchadienne. »
dixit, mon interlocutrice.
Cette affirmation, suffit pour comprendre la position officielle de la direction générale de Radio France Internationale (Rfi), qui n’est pas trop préoccupée de la réouverture à
Ndjaména d’un bureau local comme sous d’autres cieux à l'instar du Niger où une campagne médiatique hostile au pouvoir en place, a été développée et pilotée depuis Paris
contre le chef de l’Etat nigérien.
Les milieux médiaco-politiques français, souhaiteraient bien éviter à Deby, une couverture médiatique nuisible, histoire de révéler à l’appréciation de l’opinion générale, le visage
criminel et liberticide d’un pouvoir autoritaire et violateur des droits élémentaires de ses concitoyens.
Ce qui est sûr aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire, que de connivence ou par complaisance avec l’Elysée et le Quai-d’Orsay, Idriss Deby, a réussi au Tchad, à restreindre sinon à porter une atteinte grave à la liberté d’expression des journalistes de Rfi sur la question tchadienne, du moins pour ceux qui ont une vision contraire et une lecture juste de la nature de son régime.
Makaila Nguebla