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Makaila, plume combattante et indépendante

Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.

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Les Ndjaménois confrontés à une pénurie grave d'eau potable et d'électricité

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Tchad : pénurie d’eau potable et d’électricité dans la capitale

 

(Xinhua) – La capitale tchadienne est confrontée depuis deux semaines à une grave pénurie d’eau potable et d’électricité. Pour fournir de l’eau courant, la Société tchadienne des eaux (STE) est dépendante des services de la Société nationale d’électricité (SNE) qui, avec un réseau datant des années 60, n’arrive pas à desservir une ville de plus en plus tentaculaire.

 

Dans certains quartiers de N’Djaména, il arrive que des robinets soient secs pendant toute une journée. Des ménages sont obligés de veiller toute la nuit et guetter l’eau. Des femmes, les bassines sur la tête, parcourent les quartiers à la recherche du précieux liquide. Autour d’un puits à pompe manuelle, elles forment de longues files. Les vendeurs d’eau au portage, eux, profitent de la pénurie pour vendre une bonbonne de vingt litres d’ eau à 100 ou 125 francs CFA au lieu de 50 francs d’ordinaire. Ils se rabattent même sur les eaux insalubres du fleuve Chari qui traverse la capitale tchadienne et se jette dans le Lac Tchad. Avec tous les risques sanitaires que cela comporte.

La nuit tombée, la capitale du Tchad ressemble à une bourgade ou à une forêt. En dehors de l’aéroport, des quartiers résidentiels, de certaines nouvelles artères bitumées, le reste de la ville est englouti sous une épaisse obscurité. Entreprises, petits commerces et quelques rares maisons sont contraintes de recourir aux groupes électrogènes pour fonctionner ou s’éclairer.

Les cris de détresse sont arrivés au sommet de l’Etat. La semaine dernière, le Premier ministre, Emmanuel Nadingar, a dû réunir les responsables de la Société nationale d’électricité (SNE) et de la Société tchadienne des eaux (STE) pour les sommer de " trouver une solution urgente et dans un meilleur délai" à ce problème.

"Le constat a été fait, et nous sommes en train de chercher des solutions à très court terme pour résoudre ce déficit de production", affirme le directeur général de la STE, Me Félicien Maïngar qui a assisté à la rencontre avec le chef du gouvernement.

A la STE, la production a considérablement chuté. "En temps normal, nous faisons une production de 45.000 à 50.000 m3 d’eau par jour. Mais il y a une chute de production qui nous ramène à 32. 000 m3 par jour", précise Me Félicien Maïngar.

L’une des causes de la production d’eau est le délestage. "La fourniture d’eau dépend de l’électricité, explique Boukar Sanda, agent de la SNE. Les forages sont alimentés par l’électricité pour tirer l’eau".

Selon Baïkam Gabriel, directeur général adjoint de la SNE, il y a, en cette période de chaleur (le thermomètre oscille entre 40 et 45° C), une forte demande d’électricité que sa société, avec des installations déjà vétustes, ne peut satisfaire.

"La ville de N’Djaména s’est considérablement étendue ces dernières années ; alors que le réseau qui date des années de l’indépendance (1960, Ndlr) n’a pas changé. Nous avons financé un grand projet de réhabilitation de nos postes de transformation", déclare-t-il.

La raffinerie de Djarmaya (construite à 80 kms au nord de N’Djaména par un consortium sino-tchadien) met à la disposition de la capitale 20 mégawatts d’électricité, mais leur utilisation reste tributaire de la réhabilitation du réseau de transformation.

La Société tchadienne d’eau et d’électricité (STEE) ne desservait que 7% de la ville de N’Djaména. Et même là, ce petit nombre d’abonnés devait supporter des délestages intempestifs. La faute à un réseau de distribution très vieux et qui ne suit pas l’évolution impressionnante de la ville. La faute également à une société qui n’arrivait pas à se défaire des problèmes structurels de fonctionnement et de gestion. En mai 2010, le gouvernement a dû dissoudre la STEE et de la remplacer par deux sociétés différentes : la SNE et la STE.

"Si la STEE est scindée en deux, c’est pour qu’il n’y ait plus de problème de coupures intempestives d’eau et d’électricité. Je ne veux plus entendre parler de ces coupures", expliquait le président Itno Déby Itno. Mais les deux nouvelles entités n’arrivent toujours pas à se défaire des errements de leur défunte "mère". L’année dernière, à pareille période, une panne des groupes électrogènes de la STEE a privé les habitants de N’Djaména d’eau et d’électricité pendant plus de deux mois.

 

Source: Ici

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O
<br /> Vourdoubé Pierre, j'aime ta façon d'écrire, c'est à la fois vrai ce que tu dis et marrant. Mais malheureusement nous ne sommes guère un peuple instruit pour savoir comment faire<br /> valoir nos droits. Que Dieu nous aide!!!<br />
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A
<br /> Vourboubé, ce pays va mal.Les Tchadiens perissent a petit feu ou sous les balles d'un zoulouphone tandis que Deby et les siens, jadis rachitiques s'engraissent comme des porcs oubliant meme leur<br /> miserable vie dans le desert, obligés de boire le lait d'anesse pour survivre et copuler en inceste pour se reproduire.<br /> <br /> <br /> Que Dieu sauve le Tchad de cette calamité!Oui, la  calamité c'est Deby et sa racaille insatiable.<br />
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V
<br /> Avant, c'était Kadafi qui volait à notre secours avec des générateurs. Depuis que Sarzo l'a tué, nous vivons le calvaire. Le CNT ne peut rien parce que nous avons tenté de freiner sa<br /> détermination à en finir avec Kadafi. Voilà la conséquence de notre soutien à Kadafi! Mais, pays pétrolier, nous nous ridiculisons terriblement et dire que la production d'eau est en baisse!<br /> Cependant, il doit avoir deux n'djamena: le nord et le sud. Faites attention: les habitants de ces deux villes ne vivraient pas le problème de la même manière. Dans tous les cas, Déby, lui, ne<br /> ressent pas le phénomène. Pendant vos promenade, faites le constat: les siens ont des bouteilles d'eau minérale dans leurs voitures. Bon, je vais au fleuve en chercher dans une bouteille que Déby<br /> et les siens viennent de jeter. ô Déby, ne nous entends-tu pas? Ne nous tue pas tous. Tu as dit que tu as été élu par le peuple. Maintenant, ton peuple réclame des conditions meilleures de vie.<br /> vas-y, prends de bonnes décisions pour abroger cette souffrance inhumaine. ne nous refuse pas de l'eau à boire.<br />
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T
<br /> Le Tchad perd 79 milliards FCFA à cause d’un mauvais assainissement<br /> <br /> <br /> Un rapport publié par le Programme eau et assainissement (PEA) de la Banque mondiale annonce que l'économie<br /> tchadienne affiche une perte de 79 milliards de francs CFA chaque année (USD 156 millions, soit 2,1% du PIB) en raison des mauvaises conditions de l'assainissement. L'étude sur documents «Impacts<br /> économiques d’un mauvais assainissement en Afrique – Tchad» a constaté que la majorité (81,4%) de ces coûts provient de la mort prématurée de 19 000 Tchadiens due à des maladies diarrhéiques,<br /> dont 15 900 enfants de moins de 5 ans, avec près de 90% de ces décès directement imputables aux conditions médiocres relatives à l'eau, l'assainissement et l'hygiène. Les coûts de santé<br /> représentent environ 2,8% du total des coûts économiques, tandis que les temps d'accès et les pertes de productivité représentent près de 15,3%.<br /> <br />
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K
<br /> ainsi va le tchad, en 2020 nous dit on le tchad sera un pays emergeant<br />
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