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Makaila, plume combattante et indépendante

Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.

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Saleh Kebzabo : « Aucun opposant ne figure dans le Gouvernement du Tchad »

kebzabo 2

Joint à Ndjaména,  M.Saleh Kebzabo, leader de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR), principale force politique de l’opposition au Tchad, affirme que  le Gouvernement d’Emmanuel Nadingar rendu public dernièrement, ne compte aucun membre de l’opposition.

M.Kebzabo confirme nettement et catégoriquement que M.Jean Boyeu Alingué ne représente pas l’opposition tchadienne dans le Gouvernement composé par Emmanuel Nadingar, Premier reconduit par Idriss Deby. Car, dit-il : « Alingué a appelé à voter Deby lors de la présidentielle que nous avons boycottée, il a été exclu par la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC). »

Aussi, ajoute-t-il : « les deux députés appartenant à Alingué se sont inscrits dans le groupe parlementaire républicain allié au Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti d’Idriss Deby.»

 Pour conclure, M.Kebzabo soutient que  : «  l’Union pour la Démocratie et le Renouveau (UDR), parti de Jean Alingué, n’a pas signé la déclaration des partis politiques de l’opposition à l’Assemblée nationale ».

 

Contrairement donc aux informations diffusées par les médias étrangers et internationaux sur la participation des opposants tchadiens dans le Gouvernement du Tchad, M.Saleh Kebzabo lève définitivement l’équivoque et éclaire les lanternes de l’opinion publique nationale et internationale sur cette question.

 

 

Propos recueillis à Ndjaména par la rédaction du blog de makaila

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M
<br /> <br /> Tchad: A propos du nouveau gouvernement tchadien (publié par Acheikh Ibn-Oumar  sur Facebook  le 20 août 2011)<br /> <br /> <br /> <br /> Souvent quand il y a un nouveau gouvernement, les gens le jugent en décortiquant le profil des personnes qui le composent. A mon avis cela est<br /> d’importance secondaire.<br /> Ce qu’il faut attendre d’une nouvelle équipe gouvernementale c’est d’avoir:<br /> <br /> <br /> *Une crédibilité politique ;*Un<br /> programme cohérent, avec une hiérarchie claire des priorités, un calendrier réalisable, et un financement soutenable ; et*Des<br /> règles de travail rigoureusement définies.C’est la condition pour que :*La population y adhère de façon lucide,*Que les cadres des diverses administrations se<br /> mobilisent avec enthousiasme pour exécuter les tâches sectorielles qui leur incombent, *Que les opérateurs économiques jouent<br /> correctement le jeu, et*Que les partenaires au développement le comprennent et l’accompagnent efficacement.<br /> <br /> <br /> <br /> Aussi, j’attends le programme du gouvernement qui sera présenté par le Premier Ministre à l’Assemblée, suivant la coutume, avant de me faire une<br /> opinion [Article 97 de la Constitution : “Le Premier Ministre doit, dans un délai maximum de vingt et un (21) jours, présenter le Gouvernement à l'investiture de l'Assemblée Nationale et<br /> obtenir de celle-ci un vote de confiance sur le programme politique de son Gouvernement”].<br /> Certes, le discours du Président à son investiture contient beaucoup d’éléments qui peuvent être intégrés dans un programme, mais qui ne<br /> constituent pas véritablement un programme de gouvernement ; au mieux ce sont des engagements, au pire ce<br /> <br /> <br /> sont des promesses démagogiques.<br /> <br /> A ce stade je ne peux donc que faire des observations, et souligner les défis qui me semblent les plus cruciaux.<br /> <br /> I-MES OBSERVATIONS :<br /> <br /> 1ère observation: La reconduite du Premier ministre.  <br /> <br /> <br /> Ce n’est pas parce qu’il y a un nouveau mandat présidentiel qu’on doit nécessairement changer de Premier<br /> ministre (P.M.). Un changement de P.M.s’impose seulement si l’intéressé n’a pas bien rempli sa mission,  ou bien s’il y a la proclamation d’une nouvelle orientation politique qui doit être<br /> symboliquement incarnée par une nouvelle personnalité.<br /> Inversement, le maintien du Premier ministre signifie deux choses: 1) le Chef d’Etat pense que le P.M. a bien rempli sa mission. 2) Il n’y aura<br /> pas un changement radical d’orientation politique (i.e. les priorités socio-économiques), du moins dans la première phase du nouveau quinquennat.<br /> Le hic c’est que le Président a annoncé un changement de cap assez important dans son discours d’investiture et dans son entretien du 11 août avec<br /> la Presse. Par ailleurs, il reconnaît l’échec du gouvernement précédent dans certains domaines  importants. Alors…comprenne qui peut !<br /> La conclusion qui s’impose, c’est que les critères déterminants pour la reconduite du P.M, ce ne sont  pas la réussite ou non de la mission<br /> précédente, ni le maintien ou le changement des priorités socio-économiques et politiques, mais qu’il y a d’autres considérations plus importantes aux yeux du Chef de l’Etat, que l’on peut<br /> aisément deviner d’ailleurs.<br /> <br /> <br /> <br /> 2ème observation : La crédibilité.<br /> <br /> <br /> <br /> Le pays étant profondément traumatisé par la confusion entre les intérêts particuliers familiaux/communautaires et la gestion publique, et par les<br /> interventions autoritaires directes en violation des procédures régulières, surtout pour ce qui concernent les finances et les marchés publics, il aurait fallu éviter tout ce qui peut donner un<br /> mauvais signal dans ce sens. La nomination de l’avocat défenseur des intérêts de la famille Déby Itno, Me Jean-Bernard Padaré (chef du tout nouveau département des  Affaires Foncières et du<br /> Domaine), ainsi que celle du neveu du Président, Abbas Tolli (à la tête de ce véritable « ministère des ministères », qui est le département  des Infrastructures), constituent un très<br /> mauvais signal quant à la rupture annoncée. Cela ne veut pas dire que je mets en cause leurs compétences et leurs qualités individuelles.<br /> <br /> 3ème observation : Les critères de choix<br /> <br /> <br /> <br /> Etre membre du gouvernement veut dire en général que l’intéressé(e) a fait ses preuves sur le plan politique ou, pour certains ministères dits<br /> techniques, que l’intéressé(e) a particulièrement brillé dans la spécialité universitaire ou professionnelle liée à son ministère. Ce qui n’a rien à voir avec l’âge ou l’expérience.<br /> <br /> <br /> <br />
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