Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Makaila, plume combattante et indépendante

Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.

Tchad: réaction de Macaoura à propos de la partition du pays

Depuis un certain moment, des individus diffusent fréquemment sur internet, un appel pressant à la partition du Tchad en république du nord et république du sud. La récente scission du Soudan, notre grand voisin vient d'apporter de l'eau au moulin.  Les auteurs de ces revendications identitaires sont essentiellement des sudistes. Et c'est en tant que sudiste que je viens apporter ma modeste contribution à cette question de sécession qui refait souvent surface sur les différents blogs. La dernière réaction  émane de Michelot Yogogombaye, un ancien secrétaire d'Etat sous le régime du président Hissein Habré. Elle est intitulée "Vers un référendum constitutionnel sur l'unité nationale".
Quelques jours auparavant, Laoukounda Anatole et les siens suggèrent aux sudistes de prendre leur indépendance. Rappelons avant tout que Michelot Yogogombaye est très mal placé pour poser un tel problème sur la table, lui qui soutient Hissein Habré, un nordiste, et qui serait  prêt à mourir pour lui. Quand il écrit : "Ainsi donc, si, après 50 ans de cohabitation, les tchadiennes et les tchadiens estiment qu'ils n'ont plus vocation à vivre ensemble (on l'observe tous les jours dans les actes, attitudes et comportements quotidiens de ceux qui nous gouvernent depuis le printemps 1977 jusqu'aujourd'hui), alors donnons l'occasion au peuple souverain de s'y exprimer par voie d'un référendum constitutionnel libre, juste et démocratique". Je ne sais pas à quel régime Michelot fait allusion quand il parle des gens qui nous gouvernent depuis le printemps 1977. Au printemps 1977, le Tchad était toujours sous le régime de Malloum porté à la tête de l'Etat deux ans plus tôt après le coup d'Etat contre Tombalbaye. L'homme fort du régime était en réalité Kamougué. C'est à partir d'août 1978 que Hissein Habré est devenu Premier Ministre du gouvernement avec Malloum comme Président. Printemps 1977 ne peut donc être retenu comme date charnière dans le changement de comportement de nos dirigeants. Pour Michelot, Habré ne devrait pas être concerné par le comportement de ceux qui nous dirigent depuis 1977, car HH est un parfait nationaliste, patriote, irréprochable, loin d'être un dictateur, dixit Yogogombaye.

Aucun argument avancé ça et là ne m'a convaincu sur la nécessité pour le Sud, de se débarrasser du Nord pour vivre en paix. Franchement, je ne comprends rien. Alors que les peuples tunisien et égyptien viennent de nous démontrer qu'à peuple vaillant, rien d'impossible, les Tchadiens préfèrent marcher contre le cours de l'histoire. Le Tchad est mal parti depuis 1960, année de son indépendance. Je l'ai dit dans un de mes commentaires : il n'y rien de nouveau sous le ciel tchadien depuis l'indépendance. Sous Tombalbaye, il y avait également des hommes qui étaient au-dessus de la loi, qui faisaient n'importe quoi. Avec le temps, Tombalbaye et ses acolytes ne régnaient que par la terreur. Les arrestations arbitraires et les disparitions étaient quotidiennes. L'exemple des chefs suprêmes est le plus écœurant. Ils étaient en majorité des analphabète et se mêlaient de tout, par la terreur. Il y en avait un que les Moundoulais n'oublieront jamais. Il s'appelait Palkoubou Laoumbo. A Moundou, il jouait à la fois le rôle de Roi, Préfet, Maire, Juge, etc. Quand on passe dans la rue qui passe devant son palais, obligation est signifié aux passants, de se déchausser au moins 60 mètres avant, de marcher pieds nus pour passer devant chez lui, et de rechausser 60 mètres plus loin. Assis sur son trône, il se faisait éventer par ses sujets. Gare à ceux qui l'éventent : il ne veut pas voir de mouche passez devant lui. Sous son règne à Moundou, il était interdit aux femmes, de se tresser avec autre chose que leur cheveux naturels. Quand il voyait un jeune porter un vêtement qu'il trouve extravagant, il se charge lui-même d'interpeler le jeune homme, de prendre une paire de ciseaux pour découper le vêtement jugé extravagant. Dans ses tournées dans les villages, il se permettait lui-même de fouetter des villageois. Ses dérives étaient multiples. C'est le coup d'État du 13 avril 1975 qui a mis fin à son règne d'un autre siècle. Ce jour-là, il a fui comme un malfrat et sa résidence a été sauvagement saccagé. L'homme était pourtant un sudiste, Ngambaye 100%. Donc ni Gorane ni Zaghawa. C'est ainsi que je demeure sceptique quand on me dit que le comportement des gens qui nous dirigent depuis 1977 n'encourage pas la cohabitation.

 Le Tchad est un pays potentiellement fort et riche, du nord au sud et nous devons tout faire pour exploiter cette richesse que l'Occident veut nous prendre. C'est un débat de bas étage que de ressasser quotidiennement que c'est le Sud qui nourrit le Nord ou que les nordistes ont tous des sudistes comme "boy-bourma" à la rue 40. Les Nordistes ne mourront jamais ni de faim, ni de soif, en cas de sécession, même s'il y a un mur de 100 mètres de haut qui sépare les deux Etats. Les Nordistes ont une longue histoire écrite dans les livres d'histoire avec d'anciens royaumes célèbres comme le royaume du Kanem, du Ouaddaï, etc. Je crois que ce ne sont pas les sudistes qui nourrissaient les populations de ces royaumes qui étaient semble-t-il, très prospères. Par ailleurs, je ne vois rien de honteux dans le fait d'aller faire des travaux ménagers dans les quartiers nordistes. Les sudistes qui le font sont à encourager. Ce sont d'honnêtes citoyens qui veulent vivre de leurs labeur, gagner honnêtement leur vie, plutôt que de braquer les gens la nuit. Le gouvernement devrait intervenir pour que ces honnêtes citoyens soient correctement payés.

 La diversité du Tchad sur tous les plans en allant du nord au sud est une richesse colossale, non seulement dans le sous-sol, mais aussi sur le plan touristique. Jean Cabot, un Français, écrivait dans les années 70, que le Tchad était le futur Kenya de l'Afrique sur le plan touristique, car immense était sa potentialité de l'époque.
Les Etas-Unis, eux qui sont passés par la guerre de sécession, sont là pour nous démontrer que la grande superficie d'un État, sa diversité culturelle,  sont des atouts pour fonder une grande puissance planétaire.

 Nous accusons un sérieux retard mental et nous le démontrons tous les jours dans nos écrits, dans nos commentaires. Les insultes de toutes sortes "kirdi", Kartcha... nous renvoient au Moyen Age. "Or d'Église, point de salut". Les hérétiques étaient bons pour le bûcher. "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens". Cet esprit moyenâgeux existe encore dans la conscience de certains Tchadiens surtout les Nordistes, ceux-là qui ne peuvent pas ne pas écrire le mot kirdi ou kartcha quand ils interviennent sur n'importe quel sujet. Mais l'existence de ces pitoyables citoyens Tchadiens ne doit en aucun cas remettre en cause l'unité de la nation. Les Occidentaux, conscients de notre retard mental, son prêts à exploiter nos moindres clivages pour nous dominer. Un Français ou un Américain, bien que chrétien, serait capable de tenir les propos suivants à un Tchadien musulman du nord : "ne laissez pas ces kirdis de sudistes prendre le pouvoir au Tchad. Nous ferons tout pour que vous restiez éternellement au pouvoir, vous les musulmans". En parlant ainsi, le Blanc vise le sous-sol. Dans son "lancement de la campagne pour l'indépendance du Sud", Laoukounda Anatole remercie "LE SENATEUR AMERICAIN QUI S'ENGAGE A TOUT METTRE  A NOTRE DISPOSITION". Quelle naïveté. Les Occidentaux ne font rien pour rien. Si des députés ou Sénateurs Américains, Français, Allemands, soutiennent l'idée de l'indépendance du sud du Tchad, il faut se mettre à l'esprit, qu'ils ne le font pas pour la dignité de l'homme sudiste. Ils le font uniquement pour le sous-sol : nous diviser, pour nous affaiblir, ainsi nous selon totalement dépendants d'eux et ils peuvent ainsi mieux piller nos richesses. Peut-être que la tendance actuelle de l'Occident est d'encourager les mouvements et autre velléité de sécession pour affaiblir l'Afrique. Avec les révolutions qui se passent au Maghreb, il ne serait pas étonnant que l'Occident prennent les devants en Afrique Noire en encourageant les sécessions afin d'éviter les soulèvements populaires qui risquent de donner une souveraineté aux peuples. La France veut que ses anciennes colonies lui soient entièrement dépendants. La France peut éventuellement encourager le morcellement de nos Etats, pour mieux tirer profit des sous-sols. N'oublions pas que la France du Général De Gaule a soutenu la sécession du Biafra uniquement pour son pétrole. Ceux qui n'ont pas encore regardé le documentaire françafrique peuvent toujours le faire sur internet sur certains sites. C'est révoltant.

Le malheur du Tchad ne vient ni du nord, ni du sud, mais de ses dirigeants qui jusque là, n'ont pas encore été à la hauteur. Les régimes qui se succèdent au Tchad depuis Tombalbaye n'ont aucune légitimité et donc n'ont aucun compte à rendre à personne. Ce n'est pas le peuple tchadien qui a élu Déby mais la France. Pourquoi voulez-vous que Déby se soucie du sort de son peuple ? Il se soucie plus du sort des Français que des Tchadiens. En effet, il a gracié les membres de l'arche de Zoé en reconnaissance aux Français qui lui ont permis de sauver sa peau et son pouvoir, et parallèlement, il a exécuté Ibni Oumar Mahamat Saleh.

Tant que nous laisserons la fameuse communauté internationale certifier nos élections, nous serons toujours à la traîne. Réveillons-nous ! L'heure est à la mobilisation par tous les moyens, non pas pour diviser le Tchad, mais pour organiser une révolte populaire pour arracher le pouvoir des mains de Déby, et organiser des élections libres et transparentes afin de remettre le pouvoir au peuple souverain. Les Tchadiens n'ont pas facilement accès à internet pour utiliser facbook. Mais nous avons des portables. La sensibilisation doit commencer par là.

Telle est ma contribution.

BELEMGOTO MACAOURA

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
<br /> <br /> La suite et avec toutes mes<br /> excuses<br /> <br /> <br /> Dans leur « MESSAGE DE NOËL 2010 DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU TCHAD – ‘’ POUR UN TCHAD NOUVEAU’’ » dont lien http://www.studiopresence.org/node/54, au point 10 de l‘item «La<br /> terre et la propriété foncière» il est vilipendé les hommes de pouvoir qui s’accaparent  des biens d’autrui Tchad. Cette belle déclaration quant au respect des biens d’autrui le Diocèse de N’Djaména n’a pas jugé utile de l’appliquer aux personnes<br /> brutalement déguerpies à son profit. Intitulons cette tragédie «Des kirdis qui maltraitent des kirdis et, surtout, leurs<br /> coreligionnaires.»<br /> <br /> <br /> De pareil exemple, il en existe, certainement, d’autres et<br /> dans toutes les communautés du Sud.<br /> <br /> <br /> Pour ma part, quand des entités comme l’Église catholique et<br /> l’Église protestante prennent part à la souffrance des communautés du Sud et chrétienne de surcroit, alors je m’interroge : Sur quelle base le Sud<br /> va-t-il se fédérer pour que naisse cette République où les sudistes vivront dans la paix et l’harmonie. Réciproquement.<br /> <br /> <br /> AVANT TOUT<br /> BALAYER DEVANT SA PORTE<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour l’heure, au Tchad il n’y a certains individus<br /> soufflent sur la braise de nos différents réels ou supposés tels dans le seul et unique but d’assurer leur mainmise sur le reste de la population. Il faut être politiquement immature pour croire<br /> que l’altruisme règne dans les relations d’homme d’état. Quand, au Tchad, les églises qui prêchent «Aime ton prochain comme toi-même» participent,<br /> sans état d’âme, à la spoliation des biens d’autrui : il faut être vraiment naïf pour croire que le problème du Tchad se règlera en le scindant.<br /> <br /> <br /> De préférence, militons pour que ces politiciens<br /> occidentaux, qui prétendent vouloir nous donner les moyens pour nous diviser, pèsent de tout leur poids dans les décisions politiques de leur pays afin d’en infléchir les orientations néfastes<br /> pour nous tchadiens. Si les hommes politiques occidentaux le veulent ils ont le moyen de forcer ces dirigeants, qu’ils nous ont imposés et qu’ils soutiennent militairement, à une meilleure<br /> gestion de la chose publique : ce serait un premier pas vers l’amélioration nos conditions de vie et de nos relations inter ethnique.<br /> <br /> <br /> Quand il s’agit des souffrances des populations<br /> l’Occident se drape dans le dogme de la « Non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays ». Ce dogme vole en éclat quand les intérêts des occidentaux sont menacés : nous<br /> l’avons vécu avec la mise à pied, accélérée, d’une force d’intervention au Tchad en 2008. Pouvons-nous témoigner de l’organisation d’opération de grande envergure de lutte contre l’analphabétisme<br /> dotée des moyens, matériels et humains, aussi colossaux ?<br /> <br /> <br /> De grâce, ne participons pas à la néo balkanisation de<br /> l’Afrique car la stratégie des occidentaux c’est de nous diviser pour mieux nous dominer à travers des roitelets qu’ils auront désignés : Communauté internationale oblige.<br /> <br /> <br /> À bon entendeur salut.<br /> <br /> <br /> Abtouyour<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> EH<br /> OUI !<br /> <br /> <br /> Autant, tout en respectant l’auteur, j’apporte la<br /> contradiction quand je n’adhère pas à l’opinion exprimée autant je me reconnais dans cette approche de la partition du Tchad en deux états. Dans ma contribution suite au « LANCEMENT DE LA<br /> CAMPAGNE POUR L'INDÉPENDANCE DU SUD DU TCHAD » j’ai écrit ceci :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> AVANT<br /> TOUT<br /> <br /> <br /> Du ressentiment nait l’envie de ne plus continuer à vivre<br /> ensemble si l’estime de l’autre n’est pas réciproque. Créer un état qui regroupera le Sud tchadien serait la réponse à la situation invraisemblable que vit notre pays depuis plus de trente (30)<br /> ans ?<br /> <br /> <br /> Je me permets quelques observations de ce qui se vit au<br /> quotidien au Tchad que mes obligations de survie m’amènent à parcourir du Nord au Sud et quelque fois à l’Est et à l’Ouest. Sans risque de me tromper sur le fond, l’entité Nordiste déteste<br /> Sudiste est en réalité assez complexe :<br /> <br /> <br /> -Un grand nombre de groupes ethniques du Nord subissent des<br /> mises à l’écart de la part d’une minorité protégée par le pouvoir de N’Djamena ;<br /> <br /> <br /> -Il en va de même pour des groupes ethniques du Sud dont les<br /> représentants font charrette en se prostituant au pouvoir de N’Djaména.<br /> <br /> <br /> Le pays ne me semble pas aussi uniforme dans ses souffrances<br /> : un peu partout il y a tout un pan de la population subit les affres de la mauvaise gestion d’une minorité de protégés.<br /> <br /> <br /> Un exemple<br /> d’usurpation de bien d’autrui qui est<br /> d’actualité à N’Djaména. Le terrain qui se trouve entre le Lycée Technique Industriel du quartier Ardep-Djoumal et le canal (bouta) est aujourd’hui en chantier et le maître d’œuvre est LE DIOCÈSE<br /> DE N’DJAMÉNA.<br /> <br /> <br /> En mars 2008, c’est une escouade de nervis de mairie<br /> surarmés qui, manu militari, est venue chasser les personnes qui vivaient sur ce lieu depuis 1940. Tous leurs biens immobiliers ont été démolis. N’ont été épargnées que l’église protestante et<br /> une concession érigée en école. Voir les images (avant et après) sur Google Earth.<br /> <br /> <br /> Le diocèse de N’Djaména rétrocède à l’église protestante les<br /> parcelles qui font suite à celle-ci. Pourtant sur ces parcelles vivaient les descendants des premiers occupants de ce lieu qui n’était qu’une terre vierge mise en valeur par les premiers<br /> occupants. Et pourtant, l’église protestante connaissait bien ses proches voisins.<br /> <br /> <br /> Au jour d’aujourd’hui ni le Diocèse de N’Djaména ni l’Église<br /> protestante ne se soucient guère du devenir des personnes qui avaient été déguerpis à leur vu et su. La rumeur laisse entendre que c’est une entente inter SARA-MADJINGANYE contre ceux qui<br /> vivaient sur ce lieu et qui, bien que sudistes et chrétiens de surcroit, avaient le tort de n’être pas des Sara-Madjinganye. Les arguments que soutient la rumeur sont :<br /> <br /> <br /> <br /> -    Qui dirige le diocèse de N’Djaména ?<br /> <br /> <br /> <br /> -    L’église protestante est le lieu de culte des Sara-Madjinganye.<br /> <br /> <br /> <br /> -    L’école est située dans la concession d’un parent à Abderrahmane<br /> DJASNABAILLE qui, lui-même, y avait longtemps demeuré.<br /> <br /> <br /> Dans leur « MESSAGE DE NOËL 2010 DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU TCHAD – ‘’ POUR UN TCHAD NOUVEAU’’ » dont lien http://www.studiopresence<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> EH<br /> OUI !<br /> <br /> <br /> Autant, tout en respectant l’auteur, j’apporte la<br /> contradiction quand je n’adhère pas à l’opinion exprimée autant je me reconnais dans cette approche de la partition du Tchad en deux états. Dans ma contribution suite au « LANCEMENT DE LA<br /> CAMPAGNE POUR L'INDÉPENDANCE DU SUD DU TCHAD » j’ai écrit ceci :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> AVANT<br /> TOUT<br /> <br /> <br /> Du ressentiment nait l’envie de ne plus continuer à vivre<br /> ensemble si l’estime de l’autre n’est pas réciproque. Créer un état qui regroupera le Sud tchadien serait la réponse à la situation invraisemblable que vit notre pays depuis plus de trente (30)<br /> ans ?<br /> <br /> <br /> Je me permets quelques observations de ce qui se vit au<br /> quotidien au Tchad que mes obligations de survie m’amènent à parcourir du Nord au Sud et quelque fois à l’Est et à l’Ouest. Sans risque de me tromper sur le fond, l’entité Nordiste déteste<br /> Sudiste est en réalité assez complexe :<br /> <br /> <br /> -Un grand nombre de groupes ethniques du Nord subissent des<br /> mises à l’écart de la part d’une minorité protégée par le pouvoir de N’Djamena ;<br /> <br /> <br /> -Il en va de même pour des groupes ethniques du Sud dont les<br /> représentants font charrette en se prostituant au pouvoir de N’Djaména.<br /> <br /> <br /> Le pays ne me semble pas aussi uniforme dans ses souffrances<br /> : un peu partout il y a tout un pan de la population subit les affres de la mauvaise gestion d’une minorité de protégés.<br /> <br /> <br /> Un exemple<br /> d’usurpation de bien d’autrui qui est<br /> d’actualité à N’Djaména. Le terrain qui se trouve entre le Lycée Technique Industriel du quartier Ardep-Djoumal et le canal (bouta) est aujourd’hui en chantier et le maître d’œuvre est LE DIOCÈSE<br /> DE N’DJAMÉNA.<br /> <br /> <br /> En mars 2008, c’est une escouade de nervis de mairie<br /> surarmés qui, manu militari, est venue chasser les personnes qui vivaient sur ce lieu depuis 1940. Tous leurs biens immobiliers ont été démolis. N’ont été épargnées que l’église protestante et<br /> une concession érigée en école. Voir les images (avant et après) sur Google Earth.<br /> <br /> <br /> Le diocèse de N’Djaména rétrocède à l’église protestante les<br /> parcelles qui font suite à celle-ci. Pourtant sur ces parcelles vivaient les descendants des premiers occupants de ce lieu qui n’était qu’une terre vierge mise en valeur par les premiers<br /> occupants. Et pourtant, l’église protestante connaissait bien ses proches voisins.<br /> <br /> <br /> Au jour d’aujourd’hui ni le Diocèse de N’Djaména ni l’Église<br /> protestante ne se soucient guère du devenir des personnes qui avaient été déguerpis à leur vu et su. La rumeur laisse entendre que c’est une entente inter SARA-MADJINGANYE contre ceux qui<br /> vivaient sur ce lieu et qui, bien que sudistes et chrétiens de surcroit, avaient le tort de n’être pas des Sara-Madjinganye. Les arguments que soutient la rumeur sont :<br /> <br /> <br /> <br /> -    Qui dirige le diocèse de N’Djaména ?<br /> <br /> <br /> <br /> -    L’église protestante est le lieu de culte des Sara-Madjinganye.<br /> <br /> <br /> <br /> -    L’école est située dans la concession d’un parent à Abderrahmane<br /> DJASNABAILLE qui, lui-même, y avait longtemps demeuré.<br /> <br /> <br /> Dans leur « MESSAGE DE NOËL 2010 DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU TCHAD – ‘’ POUR UN TCHAD NOUVEAU’’ » dont lien http://www.studiopresence<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre