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10 Décembre 2007
La Gambie : etat de droit et respect des libertés
La Gambie est reconnue comme l’une des rares démocraties en Afrique de l’Ouest où on reçoit peu d’informations quant aux violations des droits humain.
Depuis l’accession au pourvoir de Yéya Jameh en 1994, la Gambie connaît un régime despotique. Les élections ne sont plus que des simulacres, organisées par une administration partisane au service du pouvoir. Les opposants sont en prison avant ou après les scrutins et les journalistes sont soit emprisonnés, soit bâillonnés voire assassinés.
On se rappelle l’assassinat, le 16 décembre 2004, de Deyda Aidara, Directeur de publication du journal le « Point » et correspondant de l’AFP et représentant du RSF. Les assassins courent toujours et le régime ne fait rien pour que la vérité éclate.
La dernière arrestation est celle de la journaliste Fatou Darbo Maneh, le 28 mars 2007 à l’aéroport de Banjul. Elle était tombée sous le chef d’accusation fantaisiste d’appel à sédition et reportage de nature à paniquer le pays
Depuis le 21 mars 2006, date de la tentative de coup d’Etat, la répression est aveugle du coté de ceux qui sont soupçonnés par le régime de Djameh.
Des responsables militaires ou de la police politiques ont été arrêtés et torturés, parmi lesquels on peut citer le capitaine Bunja Darboe, le Major Pierre Mendy, Abdoulie Kujabie , ancien Directeur de l’agence de la sûreté nationale et Ngor Secka, ancien directeur général adjoint de la NIA (National Intelligence Agency). Cinq (5) officiers ont disparus dans le cadre des enquêtes sur le coup d’Etat avorté : il s’agit du Directeur de la Sûreté, Daba Maréga, du sergent Manlafi Corr, du lieutenant Alieu Ceesay, du lieutenant Ebrima Lowe et de Alpha Bah.
Beaucoup d’organes de presse ont été fermés ou brûlés par des éléments proches du régime. En tout état de cause, la Gambie fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest qui présente le plus, de signes et d’indices d’une société bloquée où les institutions fonctionnent à vide. La situation politique s’est terriblement dégradée depuis l’arrivée au pouvoir de Yéya Jameh.
La Côte d’Ivoire
Sur le plan politique, on peut se rappeler que tout est parti d’une tentative de coup d'Etat le 19 septembre 2002 à Abidjan qui dégénère en soulèvement armé. Les villes de Bouaké et Korhogo, respectivement dans le centre et le nord du pays, tombent entre les mains des rebelles. Le général Robert Guei a été tué lors de ces événements sanglants.
Ces négociations qui se sont déroulées du 15 au 26 janvier 2003 à Linas-Marcoussis en France ont permis d’aboutir à la signature de l’accord le 24 janvier 2003, prévoyant le maintien au pouvoir de l'actuel Président Laurent Gbagbo et un gouvernement formé de toutes les parties, y compris les rebelles qui obtiennent les ministères de la Défense et de l'Intérieur.
En avril 2005, réunis à Pretoria (Afrique du Sud) à l'initiative du Président sud-africain Thabo Mbeki, les protagonistes de la crise signent un texte aux termes duquel ils s'engagent à la cessation immédiate des hostilités. Interrompu, le processus de désarmement doit reprendre le 14 avril. Il est proposé un plan de sécurité permettant le retour en Côte d'Ivoire de ceux des acteurs de la crise réfugiés à l'étranger, comme Henri Konan Bédié et Allassane Ouattara. Le texte prévoit le soutien de l'ONU pour assurer la transparence et la régularité aux élections générales qui étaient prévues en octobre 2005.
La crise s’est progressivement larvée jusqu’aux accords de Ouagadougou qui ont permis l’arrivée de Guillaume Sorro à la Primature ; depuis les choses se sont beaucoup améliorées.
Tout compte fait, on arrive pas à s ‘entendre sur une date pour l’organisation d’élections libres, transparentes et sincères même s’il faut reconnaître l’arrêt des bombardements.
Il faut également souligner que les forces gouvernementales, les milices qui leur sont alliées et les rebelles des Forces Nouvelles commettent tous, en toute impunité, de graves abus contre les civils.
La Guinée
Avec les événements les plus récents, on a constaté à des violations flagrantes des droits humains (événements du 12 février 2007) qui ont occasionné de nombreuses victimes par balles, fermetures de 3 des 4 radios privées de Conakry (Radio Liberté et Radio Familia notamment), mutinerie des militaires du Camp Alpha Yaya.
Les autorités et les forces de sécurités guinéennes ont oublié leur devoir de respect de la liberté de manifestation pacifique.
La RADDHO avait recommandé à la communauté internationale de se mobiliser de toute urgence pour permettre une sortie de crise pacifique et durable en Guinée Conakry. Elle avait interpellé l’Union africaine (UA) et la CEDEAO à adopter une réaction face à la menace de la paix et de la sécurité dans ce pays.
La Mauritanie
Si le coup d’état militaire survenu le 03 août 2005 en Mauritanie est condamnable et condamné par la RADDHO, force est de constater que le régime tyrannique de Maouya ould Sidi Ahmed Taya a cédé sous le poids de sa violence, car ce pouvoir a été géré de façon solitaire et despotique.
Le régime de Taya avait garanti la totale impunité face aux violations des droits et libertés. Cette impunité s’est concrétisée avec le passif humanitaire que les pouvoirs ont toujours ignoré et qui est illustré par des pratiques racistes contre les négro-africains.
On se rappelle des exécutions sommaires et extrajudiciaires de militaires négro-africains, les réfugiés bannis de leur pays et déportés au Sénégal et au Mali dans des conditions inhumaines lors du conflit sénégalo-mauritanien de 1989.
Avec le nouveau régime de Ely ould Mouhamed Vall, le défi du dialogue politique et de l’organisation d’élections libres et transparentes a été relevé.
L’épineuse question des réfugiés et du passif humanitaire est entrain d’être solutionnée avec le retour programmé des réfugiés par le Gouvernement en place.
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Fait à Dakar le 10 décembre 2007
Le Secrétariat Général