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5 Janvier 2008
Le 02 janvier 2008, l’UFDD,le RFC et l’UFDD/F, trois principales organisations
politico-militaires tchadiennes, ont annoncé officiellement une union à l’issu d’un accord politique mettant sur place entre elles, une coordination
militaire afin de mener ensemble des opérations armées contre l’armée gouvernementale.
L’annonce de cette nouvelle, a suscité des réactions contrastées de quelques membres de l’opposition tchadienne qui ont
exprimé leurs critiques vis vis de ces trois groupes armés unis malgré des divergences légères mais au fond se disent poursuivre le même objectif : Faire partir du pouvoir Idriss
Deby.
Les uns voient en cette union entre les mouvements rebelles de l’est, un signe d’espoir et de détermination auxquels, il faut accorder un crédit pour qu’enfin la rébellion tchadienne colmate ses fissures et parvenir à relever les défis du changement du régime.
Par ricochet, cet optimisme a provoqué chez une large opinion publique de l’opposition diversifiée, une certaine réserve et circonspection mesurée.
Quelques membres et dirigeants de formations politico-militaires, pensent que l’union est circonstancielle et qu’à vrai dire les trois chefs rebelles ne sont pas à l’unanimité, animés de bonne volonté commune pour conjuguer leurs efforts et actions et aboutir à un résultat salutaire pour tous. Mais plutôt, ils sont guidés par des ambitions personnelles et de l’intempérance d’accéder au pouvoir sans un véritable projet de société pour le pays.
Au regard des positions opposées en pour et contre, la rédaction de Tribunecoum a recueilli quelques sentiments d’objecteurs et analystes politiques Tchadiens établis à l’étranger qui estiment qu’à défaut d’une unité effective et intégrale entre tous les mouvements armés, cette coordination militaire s’avère nécessaire pour inquiéter le pouvoir face à la menace de la rébellion.
La plupart pense qu’ici, ce qui est important est de réussir à évincer Idriss Deby et créer les conditions optimales d’un dialogue politique inclusif qui menera vers une transition, des élections libres, consensuelles sous la supervision internationale pour une paix pérenne au Tchad.
Pour prouver aux uns et autres ; qu’ils sont résolument sérieux dans cette union, les chefs rebelles doivent faire preuve de dépassement et avouer que dans la désunion, il est pratiquement, techniquement et tactiquement impossible d’occuper un carré face à l’armée tchadienne bien implantée à divers niveaux du territoire national.
Si elle veut s’imposer contre le régime de Ndjaména et face à la communauté internationale, la rébellion tchadienne doit donc accélérer les choses avant le déploiement de l’Eufor. Elle obligera l’opinion internationale à se mobiliser autour de la question tchadienne pour une solution pacifique faute du changement politique.
Par Makaila Nguebla
Tribunecoum