Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.
14 Janvier 2008
Le gouvernement britannique a décidé de régulariser la situation de 200.000 sans papiers arrivés en Grande-Bretagne avant 2004 et qui ont déposé notamment des demandes d’asile restées sans
réponse de l’administration jusqu’à ce jour. Cette décision couvre la période allant de 1994 à 2004 qui concernerait 500.000 étrangers. Et le gouvernement britannique s’est donné jusqu’à 2011
pour régler tous les cas en suspens.
Cette vague de régularisations traduit la volonté du gouvernement britannique de liquider ces 500.000 dossiers en souffrance et répond, en même temps, à la demande de la
fédération des industriels anglais qui avaient soutenu que la délivrance des permis de résidence, avec le droit de travailler. aux sans papiers dynamiserait l’économie et éviterait les dépenses
jugées exorbitantes liées aux expulsions.
Les expulsions ne sont pas pour autant gelées d’après Lin Homer (sur la photo) , la directrice de la nouvelle agence en charge de l’immigration, qui face aux députés, avait déclaré
que sur les 120.000 autres dossiers en cours de traitement, 52.000 personnes ont été expulsées. Des sans-papiers employés aux services de l’immigration
L’actualité de sans-papiers s’est également alimentée du scandale de certains d’entre eux qui étaient carrément employés au département de l’immigration comme agents de sécurité
notamment. Cette situation a été mise à jour par un officier de l’immigration qui a enquêté sur les Africains qui étaient employés au ministère de l’intérieur affectés par les agences de
placement. Certains de ces sans-papiers auraient, en effet, utilisé de faux documents pour obtenir ces emplois. La Grande-Bretagne s’est, du coup, rappelée un autre scandale, celui d’un autre
sans-papiers de nationalité nigériane qui avait été affecté à la sécurité de la voiture de Tony Blair à l’époque Premier ministre. Face à l’émoi causé par ces scandales répétitifs, le secrétaire
d’État de l`intérieur, Jacqui Smith Smith a demandé que tous les contrats signés avec les agences de travail soient revus.|
Charles Atangana (AEM), UK
http://www.afriquec hos.ch