Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.
27 Janvier 2008

Deby et Bechir font semblant de vouloir la paix.
Il est annoncé ce dimanche à Tripoli, un nouveau mini sommet entre Idriss Deby et Oumar Hassane El-Bechir, qui doivent se réunir à l’initiative et autour du Guide Libyen, de Hosni Moubarak et Assaias Afowerki, pour trouver une solution dans le différend qui oppose le régime du Tchad à celui du Soudan.
Rappelons que le pouvoir d’Idriss Deby et celui de Oumar Hassane El-Bechir s’opposent durablement depuis 2003 par leurs rébellions qui sévissent de deux côtés de leurs frontières communes.
La présence des groupes rebelles soutenus par les deux régimes ont altérés et dégradés considérablement leurs rapports diplomatiques, de bons voisinages et entretiennent entre eux des relations choquantes devenues au fil du temps irrémédiables.
Dans le souhait de voir le Tchadien Idriss Deby et son homologue Soudanais El-Bechir, revenir à des meilleurs sentiments, des tentatives de rapprochements ont été entrepris par le passé sous l’impulsion des pays tiers tels que ; l’Arabie Saoudite, l’Iran et coup sur coup la Libye, le voisin immédiat dont l’influence politique et diplomatique au niveau sous régional et international pèse à la fois sur les deux Chefs d’Etats.
Mais, force est de constater que malgré les efforts consentis par le colonel Khadafi, il n’a toujours pu harmoniser et normaliser les relations entre Ndjaména et Khartoum.
Aujourd’hui à Tripoli, Idriss Deby et Oumar Hassane vont se retrouver pour une énième fois pour faire semblant de signer un nouvel accord vers un nouveau désaccord. Car, ni l’un ni l’autre y compris le médiateur ne sont animés de bonne volonté de traiter la question en profondeur pour une résolution définitive du contentieux règne entre les deux dirigeants.
Nul ne peut nier que la nature du conflit au Tchad et au Soudan est entièrement responsable des rapports distendus entre Deby et El-Bechir. Ainsi, tant que les deux Chefs D’Etat s’échinent et refusent d’aborder et traiter frontalement leurs situations internes, il n’ y aura guère un accord durable et une stabilité au niveau sous régional.
Si Ndjaména et Khartoum sont pour un règlement pacifique de leur différend ; ils doivent sortir du carcan de l’irréparable et interminable accord qu’ils signent à Tripoli et le poser véritablement devant l’ONU, seule institution habilitée à résoudre les questions d’envergure transfrontalière.
En somme, Deby et El-Bechir sont-ils prêts réellement pour la paix ou la guerre au Tchad et au Soudan ?
Par Makaila Nguebla
Tribunecoum