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1 Février 2008
Evacuation des blessés de
l'armée gouvernementale à la base militaire de Ndjaména.
Au Tchad, les affrontements militaires entre l'armée d'Idriss Deby et les mouvements d'opposition armée ont atteint leur vitesse de croisière depuis ce matin à Massaguet.Après
avoir déboussolé totalement l'armée gouvernementale,la caravane des mouvements hostiles au régime tchadien sont signalés, aperçus à 35 km vers pont-belilé, près de Ndjaména.
Les propos triomphalistes du ministre de l'intérieur Tchadien,Ahmat Bachir ont été démentis aussitôt par ceux du porte-parole de la Coordination Militaire Unifiée,Abdramane Koulloumalah.
Une chose devient de plus en plus incompréhensible, c'est le renfort de l'armée française venue de Libreville pour prendre part aux opérations militaires soutien à l'armée du régime de
Ndjaména.
Mais,devant la détermination des forces d'opposition armée,il n'est pas exclu que les troupes françaises passent aux actes dans les batailles qui s'annoncent rudes et périlleuses.
La France devra se rendre à l'évidence que l'accord de défense qu'elle brandit et valorise n'a plus sa raison d'être et date de 32 ans, donc caduc,ne peut être
d'actualité. De ce fait, rien ne justifie son intervention militaire aux côtés de l'armée clanique d'Idriss Deby.
Il faut clairement savoir, quoique qu'il advienne, dans les heures qui suivent, que l'armée tchadienne est défaite et que l'essentiel a été réalisé par les mouvements d'opposition armée dont les
revendications sont si simples: Que deby accepte un partage équitable de son pouvoir par le biais d'une concertation politique nationale ou bien il sera délogé et déguerpi.
Les heures qui suivront apporteront des réponses aux longues attentes des sympathisants de la rébellion tchadienne qui s'impatiennent pour le changement du régime dans le pays.
Par Makaila Nguebla
Tribunecoum