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5 Mars 2008

Avec les derniers évéments qu’a connus le Tchad, on a pu constater une intense mobilisation et de pression au niveau international en faveur des
opposants politiques disparus.
La réprobation unanime de l’opinion publique a mis sur orbite le régime d’Idriss Deby, reproché puis dénoncé comme auteur des astrocités et autres dérives démocratiques à l’encontre des sensibilités socio-politiques tchadiennes.
Aujourd’hui, il convient de rappeler aux uns et aux autres que bien avant les combats de Ndjaména, le Dar Tama a été le théatre des affrontements interethniques et militaires meurtriers ayant opposé d’une part les forces gouvernementales aux troupes de l’ancien Front Uni pour le Changement (FUC) du ministre de la défense et d’autre part des populations autochtones aux allogénes qui vivent dans la même localité.
Mais, force est de noter que durant ces événements malheureux, le sultan Mahamat Abdoulaye Haroun du Dar Tama et plusieurs notables appartenant à sa communaunté ont été arrêtés sur ordre d’Idriss Deby puis conduits à des endroits inconnus où depuis, ils sont portés disparus,leurs familles sont restées leurs nouvelles.
De plus, le ministre Mahamat Nour Abdelkerim, signataire de l’accord de Tripoli avec le pouvoir de Ndjaména, a échappé de justice à un assasinat planifié par les services de renseignements généraux de la rédoutable police politique du régime tchadien.Persécuté, il s’est exilé à l’Ambassade de la Libye au Tchad. Depuis, personnne n’est au courant de ce qu’est advenu à lui après les événements qui ont ensanglanté le pays.
Execptée, l’organisation des droits de l’homme Amnesty International qui, en a évoqué sur le sort du Sultan de Dar Tama, nous n’avions, entendu cependant, aucune autre structure se réclamant de la défense des droits humains souléver cette épineuse question et susciter également une mobilisation à l’échelle internationale.
Cette interrogation, nous conduit à dire que la communauté internationale exerce certes une pression sur le régime de Ndjaména et s’indigne de façon sélective sur une situation idem et identifiée par tous.
La rédaction de Tribune exprime à son tour son indignation devant un traitement des questions qui rélevent de l’humanitaire et interpellent en principe à divers niveaux les personnes éprises de justice et d’équité pour tous les mêmes émotions et condamnations.
Par Makaila Nguebla
Tribunecoum