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7 Mars 2008

Depuis son accession au pouvoir en 1990 au Tchad, Idriss Deby a polarisé, cristalisé et focalisé toute l’attention de l’opinion publique du fait de sa gestion politique fortement vilipendée ,
taxée de clanique et géopolitisée à outrance de façon excluante à l'encontre des couches sociales à grandes échelles.
N’ayant aucune attache citadine et urbaine, il a montré son aversion aux populations vivant dans les grandes agglomérations du pays.
La démolition dans l’injustice absolue et le mépris de ce quartier, vieux d’à peu prés un siécle et demi a suscité un tollé général de ses habitants.
Aujourd’hui, ce déguerpissement arbitraire a renforcé cruellement le ressentiment citoyen et national contre Idriss Deby et toute sa communauté.
Les Tchadiens dans leur majorité écrasante se sont sentis affectés, dévalorisés et infériorisés par un groupe ethnique qui importune tout un peuple voire toute une nation avec la complicité soutenue de la France qui cautionne des méthodes de répression politique et de marginalisation socio-économique.
Les quartiers Gardolé, Djambal-Bahr, Bololo et Mardjandafack symbolisent l’intégration tchadienne comme dans les villes arabes où les Médina sont devenues des lieux touristiques attrayants par excellence.
Idriss Deby et sa communauté doivent se rendre à l’évidence que nul ne peut rester indéfiniment au pouvoir et régner en potentat sur des citoyens épris de paix.
On peut donc affimer que la démolition du quartier Gardolé de Ndjaména obéit à des rapports discriminatoires tendant à désurbaniser les citoyens autochnes pour les remplacer par d’autres comme on le dit généralement les derniers seront les premiers.
Mais, il faut dire une chose qu’au Tchad , tôt ou tard, Deby et les siens rendront compte au peuple.
Par Makaila Nguebla
Tribunecoum.