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18 Avril 2008
Au Tchad, après avoir été réçue par Idriss Deby, la Coordination des Partis pour la Défense de la Constitution (CPDC), signataire de l’accord pour le Renforcement du Processus Démocratique au Tchad, conclu le 13 août 2007 avec la mouvance présidentielle, focalise le débat politique.
A la lecture de la synthése de la rencontre entre cette coodination de l’opposition démocratique et Idriss Deby, il nous semble comprendre que le cas du Dr Ibn Oumar Mahamat Saleh, a été le préalable posé, devenu un point d’achoppement pour l’application dudit accord en véilleuse qui lie les deux parties en négociations.
Aujourd’hui, avec la nomination de M.Youssouf Saleh Abbas au poste de Premier ministre, il nous paraît observer du côté de la CPDC, un ton modéré par rapport à l’une de ses principales révendications politiques pour une sortie de crise pacifique face à cette impasse politique continue que connaît le Tchad.
Sollicitée, par le nouveau Premier ministre qui s’attéle à former un Gouvernement de large ouverture, la CPDC adopte une attitude ambiguë qui étonne le citoyen lambda,lequel s’interroge, sur sa fléxibilité.
Pour une principale coordination, qui englobe la plupart des partis politiques au Tchad, elle doit continuer à faire preuve d’esprit de corps et de cohésion pour que son image ne soit écornée et ternie auprès d’une opinion publique tchadienne qui place en elle, un réel espoir et exige du pouvoir d’Idriss Deby un dialogue politique non exclusif, qu’il refuse délibérement d’organiser pour s’enfermer dans une logique de confrontation militaire avec ses adversaires, doublée des violations des droits de l’homme dans le pays.
Pour préserver avec honneur et dignité son image au sein du paysage politique tchadien, la CPDC a intérêt de maintenir sa pression sur le régime tchadien et faire en sorte que la lumière soit faite sur le sort de son porte-parole, dont la famille, les amis sont sans ses nouvelles bientôt deux mois, kidnappé chez lui par les militaires appartenant à la garde présidentielle.
Il faut donc dire, que, nul ne peut
espérer à la chance de succés d’un Gouvernement d’ouverture au Tchad, pays en proie à un conflit d’envergure où des groupes armés hostiles qui occupent une proportion importante du
territoire national et contestent la légitimité d'un pouvoir pour son impopularité.
Avant toute offre d’entrée dans un Gouvernement d’ouverture sans avenir, les membres de la CPDC auront un esprit sain et une conscience tranquille, que lorsqu’ils auront clarifié la situation qu’Idriss Deby a réservée au leader du Parti pour les Libertés et la Démocratie (PLD), paisible citoyen, incarcéré arbitrairement, privé de ses droits civiques et politiques dans un pays où l’opposition politique au régime est devenue un délit pour ceux qui l’exercent.
Par Makaila Nguebla