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24 Avril 2008
A Ndjaména et à l’étranger, tous les observateurs de la vie politique
tchadienne, sont à majorité restés, perplexes, dès l’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale, dirigée par M.Youssouf Saleh
Abbas.
En effet, la composition du Gouvernement tchadien, issu d’un contexte socio-politique difficile, laisse présager des horizons sombres et éloigne les différents acteurs du chemin de la paix, tant recherchée par tous.
Au regard de cette charmarure gouvernementale, le challenge lié aux initiatives de paix ne peut exceller ou prospérer, étand donné, que la France et l’Union européenne, s’enferment obstinément de voir en l’accord du 13 août 2007, comme passage obligé vers un processus de paix et de réconciliation. Alors, que le même accord, ne fait absolument pas l’unanimité au Tchad.
Pourquoi, alors la France et l’Union européenne souffrent –t-elles d’un tel strabisme pour occulter réellement, les véritables et légitimes révendications populaires pour une concertation politique inclusive ?
Tout le monde, désormais, s’accorde à dire que le sort de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC), est scellé, avec son entrée en ordre dispersé dans le Gouvernement, ce qui fragilise sa cohésion et divise ses membres.
Par ailleurs, le député Ngarléjy Yorongar, leader de la Fédération Action pour la République (F.A.R), exilé, en France, ne se sent ni de prés ni de loin,
lié à un quelconque engagement avec le pouvoir, en homme libre, il reste la seule alternative politique crédible, pour relayer, les aspirations du
peuple.
Par ailleurs, on sait que les politico-militaires, qui, observent un temps de répit sur le terrain, ont considéré de « non événement » la nomination du nouveau Premier ministre, pour exprimer clairement leur indifférence et prendre du recul.
Aujourd’hui, ce Gouvernement, que le Premier ministre juge d’ouverture, ne correspond nullement à la volonté du peuple tchadien, qui, désespérement appelle de ses vœux tous les acteurs en conflits de se retrouver ensemble sur une table de négociations et poser leurs différents contentieux, en vue d’une résolution définitive par des moyens pacifiques de la crise tchadienne pour le retour de la paix dans le pays, laquelle, garantira la stabilité et la quiétude des Tchadiens.
On tombe tous d’accord que le refus délibéré du régime pour une réelle ouverture politique dans le pays, risque de donner libre cour à une reprise et une intensification de conflit armé sur l’ensemble du territoire.
Comme en témoigne, une source, proche de l’Union Militaire Intégrée (UMI), coalition armée, nouvellement créée, qui englobe neufs (9) organisations politico-militaires, elle estime que, tout le monde, voit, à travers la nomination, de M.Saleh Abbas, une mauvaise volonté politique du régime tchadien, d’engager des véritables pourparlers de paix par le canal des négociations politiques.
Ce responsable politique en France, de l’UMI, sous le sceau de l’anonymat, a affirmé dans la soirée, dès la publication du nouveau Gouvernement, qu’il n’est pas exclu que leurs forces reprennent les hostilités militaires face aux troupes gouvernementales à l’est du pays, devenu abcés de fixation de l’armée tchadienne.
L’Union Militaire Intégrée (UMI), se trouve alors obligée, d’engager ses troupes dans les jours qui viennent, aux combats contre l’armée gouvernementale, autrement dit, elle ne voit, le moyen par lequel, il faut recourir pour améner le régime d’Idriss Deby, au langage de la raison ou du compromis politique.
Par Makaila Nguebla