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7 Mai 2008
Excédés par le mépris et le mauvais traitement infligés à
leur égard, les réfugiés Tchadiens ont protesté , fin avril dernier, devant les autorités administratives et responsables compétents en charge de
leurs questions, de la viscitude qu’ils endurent dans des camps d’infortune à Maltam au
Cameroun.Malheureusement, le cri de cœur et de détresse qu’ils ont émis, n’a pas eu auprés de la presse internationale un écho rétentissant.
La version lue, à travers l’article du journal camérounais « Mutations » différe largement de celle donnée par les intéressés, qui ont pu nous joindre par télèphone depuis Maltam pour démentir les allégations des autorités Tchadiennes, les accusant de faire de la filouterie et d’exploiter socialement cette situation comme moyen de survie ou d’existence.
A croire, Moussa.H.un réfugié citadin, Ndjaménois ayant fui, la capitale aux premières heures des combats du février.Il affirme : « les autorités mentent comme elles respirent, personne ne pratique de la filouterie. Depuis que nous avons quitté le Tchad, nous n’avons pas vu Ndjaména, nous venons juste à Kousserie pour des courses et repartons aux camps. » s’est-t-il désolé de l’attitude des autorités de Ndjaména.
Fuyant, la guerre chez eux et persécutés hors du pays, les réfugiés Tchadiens sont pour une nouvelle fois, confrontés à une
incertitude. Nombreux d’entre eux, sont pères de familles, au Cameroun ; ils ne travaillent pas et ne dépendent que l’aide humanitaire, déjà
insuffisante.
Dépourvus d’abris, de nourriture et autres besoins vitaux, les réfugiés Tchadiens de Maltam, ont légitimement râlé et se sont insugés pour interpeller l’opinion publique camerounaise et la
conscience humanitaire internationale de cette situation qui leur est intenable.
Le Tchadien, est par excellence, un insoumis qui refuse le déshonore, l’humiliation et autres formes qui ternissent son
image et atteignent sa dignité
humaine.
Rare sont les Tchadiens qui aiment vivre en dehors de chez eux, aujourd’hui, c’est le contraire, ils sont contraints à l’exil par la faute d’un régime oppresseur qui les a terrorisés durant dix huit (18) ans d’exercice à
la tête du pays.
Solidaires aux réfugiés Tchadiens de Maltam (Cameroun), nous déplorons le silence des
médias internationaux pour n’avoir couvert un tel événement, qu’ils ont délibérement laissé passé inaperçu.
Imaginons-nous un peu l’éffet médiatique et le tollé général qu’aurait pris une révolte des réfugiés Soudanais basés à l’est du Tchad ?
Pour éviter à ce que les réfugiés Tchadiens du Cameroun ne soient exposés aux risques des intempéries et autres aléas de la nature, le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) est dans l’obligation d’assumer pleinement sa mission.
En outre, le Gouvernement tchadien doit rapidement organiser le retour de tous les réfugiés à travers le monde afin qu’ils ne soient des errants dans des pays tiers et d’en assurer leur sécurité éffective au Tchad.
Par Makaila Nguebla.