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26 Mai 2008
A la veille du deuxième (2eme) tour, des élections
présidentielles au Zmbabwé, qui opposera le parti Zimbabwe African National Union (ZANU), du Chef de
l’Etat sortant Robert Mugabé au Mouvement pour le Changement Démocratique (Mdc) de son opposant historique, Morgan Tshangarai, les membres de la société civile ouest-africaine ont organisé, une table ronde à Dakar, à l’hotel le Ndiambour,
pour se pencher sur la situation des droits de l’homme
dans ce pays.
Ont pris part à cette initiative, la RADDHO, le Comité Sénégalais pour la Défense les Droits de l’Homme (CSDH), soutenues par leurs partenaires et bailleurs de fonds tels que l’OSIWA, FOSCAO, WABA et WARF.
Cette table ronde, se fixe comme objectif d’interpeller les dirigeants africains devant leurs responsabilités pour que des élections libres et transaprentes se déroulent au Zimbabwé en vue d’éviter l’éclatement d’une guerre civile qui affectera dangereusement la stabilité et la paix dans ce pays.
Prenant, la parole M.Sadick Niass, Coordinateur régional de FOSCAO (Forum de la Société Civile Ouest-Africaine) basé au Nigéria, a déploré les graves violations des droits de l’homme qui ont émaillé l’après résultat controversé des élections qui ont donné la victoire à l’opposition.
Abondant dans le même sens, M.Jacob Ngom, du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme (CSDH) a invité pour sa part l’opinion publique africaine à la vigilance et à la mobilisation pour que le 2ème des élections ne dénègere à une situation fâcheuse au Zimbabwe.
Plusieurs intervenants, ont pris la parole pour dénoncer également l’ingérence de certaines puissances étrangères impliquées dans la situation au Zimbabwé et la prise de position du Président Sud-africain Thabo Mbecki dont le soutien inconditionnel à Robert Mugabé, ne favorise pas les conditions d’une alternance politique au Zimbabwé.
Ils ont aussi, condamné la spirale des violences dont sont victimes les citoyens Zimbabwéens en Afrique du Sud, désapprouvant leur rejet l’excés de la xénophobie et au racisme ambiants dans ce pays censé être le noyau d’intégration continentale.
Clôturant les travaux, les organisateurs envisagent de soumettre leurs préoccupations comme recommandations à la Communauté des Etats Ouest-Africains (CEDEAO) pour rellier à l’Union africaine et autres institutions sous régionales et internationales pour que le Zimbabwé ne devienne un autre foyer tension et de conflit inéteincible sur le continent noir.
Aussi-en appelent-ils aux dirigeants africains au fair-play et au respect de verdict des urnes et d’encourager la succession pacifique du pouvoir dans leurs pays respectifs.
Par Makaila Nguebla