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7 Août 2008
Les Tchadiens sont nombreux à admettre que le climat soicio-politique qui prévaut, depuis plusieurs années dans leur pays, est totalement gêlé voire bloqué par une gestion solitaire d’un seul homme qui incarne à la fois l’arbitraire et la dictature en lieu et place de la démocratie.
Idriss Deby est seul responsable de cette frustration générale ambiante dont souffrent les cadres civiles, politiques et militaries qui se plaignent quotidiennement de la misère sociale au Tchad.
Aujourd’hui, les attributions aux postes à responsabilité, restent le privilége reservé et exclusif d’Idriss Deby et de sa famille,il est le seul à décider du sort de telle personne ou de telle autre à sa guise et selon ses humeurs.
Devant cette situation inimaginable et insoutenable, les paisibles citoyens se soucient plus de leurs devoirs familiaux que de la politique.
Pour assurer le minimum vital au sein de leurs foyers; les fonctionnaires Tchadiens doivent leur existence au silence et à la resignation.
Tout le monde est lassé et dépité par l’attitude déshonorante infligée aux populations par Deby et les siens.
Aprés avoir, longtemps cru, à l’alternance politique par les voies des urnes à travers des élections libres, transparentes et équitables, les Tchadiens n’y croient plus aujourd’hui au changement du régime en place que par l’usage des méthodes fortes.
Le régime de Ndjaména, a su déveloper et mettre en place une stratégie de hold up présidentiel et électoral pour se prélasser puis pérenniser son pouvoir dans la durée.
Le peuple tchadien ne mesure plus les conséquences du changement du régime d’Idriss Deby. Il souhaite constamment son départ des affaires par tous les moyens les plus rapides et en assumant les risques.
Le coup d’Etat qui vient d’avoir lieu à Nouachotte, a fait l’objet des vifs débats dans les milieux de la diaspora et de l’opposition tchadienne en exil.
Ils sont unanimes à penser que, la température socio-politique actuelle qui régne au Tchad, ne peut être décantée que par un scenario idem à celui de la Mauritanie.
Mais, force est de constater qu’au Tchad, à défaut d’une armée véritablement républicaine et nationale, il est pratiquement impossible de réusssir un pustch militaire contre Idriss Deby qui bénéficie du soutien indéfectible de l’armée française devenue ses yeux et ses Oreilles. Elle est acquise à sa cause contre son peuple et la démocratie.
Si en Mauritanie, le coup d’Etat réussit généralement, c’est parce que l’armée n’est pas dévolue au chef comme au Tchad où elle est clochardisée et exclue du débat d’intérêts publics et autres consultations citoyennes et républicaines.
Le problème au Tchad, est que l’ethnocentrisme très accentué et encouragé dans le pays par le pouvoir comme par la classe politique fait que l’armée est assujettie aux politiques et ne peut d’elle meme pour prendre des initiatives audacieuses et salvatrices d’une nation tchadienne en perpétuelle perdition.
Il faut donner aux militaires Tchadiens,les moyens de leurs ambitions pour qu’ils deviennent des acteurs actifs dans le processus du changement politique au lieu d’être passifs.
Faute d’une alternance démocratique dans leur pays , les Tchadiens réclament une convulsion politique de leur régime comme en Mauritanie, mais, les conditions pour y parvenir semblent aléatoires.
Par Makaila Nguebla