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25 Août 2008
Les
Nations unies rapportent lundi avoir reçu des informations selon lesquelles l'armée soudanaise a attaqué un camp de réfugiés du Darfour, faisant plusieurs morts. Une information confirmée par les
rebelles.
Dans un communiqué diffusé lundi, l'ONU explique que des véhicules de police soudanais ont entouré le camp de Kalma, dans le sud du Darfour. Des attaques auraient ensuite causé "les blessures et la mort de
civils".
L'organisation Médecins sans frontières (MSF) a souligné dans un autre communiqué qu'au moins 65 blessés, dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants, avaient été admis dans une de ses cliniques située à proximité.
Le camp de Kalma abrite environ 90.000 réfugiés du Darfour. Il est situé à environ 25km de la capitale régionale du Darfour-Sud, Nyala. Le gouvernement s'est refusé à tout commentaire sur ces informations.
Les soldats ont pris d'assaut le camp de Kalma et immédiatement ouvert le feu sur des civils, a affirmé Yahia Bolad, porte-parole du Mouvement de libération du Soudan (MLS), un des principaux mouvements rebelles.
Il a déclaré à l'Associated Press par téléphone depuis Londres qu'une cinquantaine de personnes avaient été tuées et une centaine blessées. Il a dit tenir ces informations de chefs de la rébellion présents dans la région.
La radio Miraya, gérée par l'ONU, a rapporté que 48 personnes avaient été tuées, citant un porte-parole du camp de Kalma. Selon la station, des centaines de réfugiés ont ensuite manifesté contre les agissements du gouvernement.
L'ONU s'est dit "gravement préoccupée" par la situation dans le camp, qui avait déjà fait l'objet d'une offensive il y a deux semaines, selon les rebelles. L'organisation a précisé qu'elle tentait d'envoyer sur place des employés pour évacuer les blessés. De telles attaques "menacent la sécurité des civils qui ont un droit à la protection".