Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.
3 Octobre 2008
Par un accord avec le HCR, les gendarmes tchadiens sont supposés assurer la sécurité et
doivent être présents 24 heures sur 24 dans les camps de réfugiés. L’enquête de Human Rights Watch sur les évènements du 17 au 19 mars dans les camps de Bredjing et Treguine a permis de
recueillir des preuves cohérentes et irréfutables sur la complicité du gouvernement tchadien dans les activités des groupes rebelles soudanais, légales et illégales, dans les camps de réfugiés
qu’il a l’obligation de protéger.
De nombreuses sources, notamment des réfugiés, des responsables de camps de réfugiés, des travailleurs humanitaires nationaux et internationaux, des responsables des Nations unies, des experts en
matière de renseignements, des responsables du gouvernement local et national, des gendarmes et surtout, les rebelles eux-mêmes, ont décrit la manière par laquelle le gouvernement du Tchad
– du plus haut niveau jusqu’au plan local – a excusé, permis et facilité les opérations des rebelles soudanais dans les camps de réfugiés.
Des témoins ont vu des gendarmes tchadiens accompagner des rebelles dans les camps lors de l’épisode de recrutement et avec l’aide des responsables CNAR, sélectionner et enlever de force des
réfugiés des camps.
Un témoignage de première main a décrit des responsables du gouvernement local agissant comme facilitateurs, recourant aux outils étatiques pour étendre l’impunité aux actions des rebelles. Des
sources bien placées ont nommé des personnalités de haut rang dans l’administration Déby comme étant les architectes de la politique du gouvernement tchadien qui a excusé les activités de
recrutement des rebelles soudanais et a donné pour instruction aux responsables du gouvernement local de permettre et de faciliter ces activités.
Source: Human Right Watch