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6 Octobre 2008

"Le scénario de février dernier en revanche ne peut pas se reproduire. Nous n'avons pas pu prendre le pouvoir alors que nous tenions la ville (N'Djamena), parce que
nous étions incapables de nous entendre pour désigner un chef", a ajouté le chef rebelle.
L'Alliance nationale et d'autres mouvements rebelles avaient attaqué N'Djamena les 2 et 3 février. Ils avaient encerclé le palais présidentiel et avaient failli renverser le président tchadien
Idriss Deby Itno, avant d'être repoussés in extremis par les forces gouvernementales tchadiennes.
"Idriss Deby a aligné en février dernier 10.000 hommes, alors que nous n'étions que 3.000. Et pourtant, nous avons pris N'Djamena", a expliqué le général Nouri.
Selon lui, les forces rebelles comptent actuellement "9.000 à 10.000 hommes" contre "20.000" dans l'armée régulière, "composite".
"Le prochain engagement (de la rébellion) concernera encore plus d'hommes qu'en février" et pour ce faire, "l'Alliance a une politique et une stratégie communes", a-t-il assuré, en précisant
cependant avoir "conscience que le pouvoir ne sera pas pris par les armes, ni conservé par les armes".
Les rebelles tchadiens disposent de bases arrière au Soudan ainsi que dans la zone de la frontière et font souvent des incursions en territoire tchadien.