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14 Octobre 2008
Depuis quelques jours, à l’est du Tchad c’est
l’effervescence, l’heure est aux préparatifs militaires mais surtout aux rapports de forces entre Idriss Deby et les mouvements d’opposition armée coalisée.
La bataille pourrait s’engager sans délai à tout moment, à croire un membre de l’Alliance Nationale (AN), une des principales coalitions armées de l’est, dirigée par le Général Mahamat Nouri et le colonel Hassaballah Soubiane.
« Nous sommes sur pied de guerre depuis quelques mois déjà,
maintenant c’est la fin de la trêve et nous ne voyons pas la raison de rester en brousse attendre qui ? Nous allons reprendre les offensives
contre les troupes d’Idriss Deby ». A déclaré hier lundi dans la soirée par téléphone satellitaire très enthousiasmé , Michelot Yogogombaye qui a rejoint le front et les combattants de
l’Alliance Nationale. 
« Nous avons suffisamment profité de l’hivernage pour renforcer nos capacités militaires et logistiques afin de mieux parer aux éventualités de l’ennemi ». A- t-il
ajouté ?
Côté Ndjaména, plusieurs sources indépendantes confirment l’affluence vers l’est du pays des convois militaires.
Malheureusement, l’Eufor serait soupçonnée de donner un coup de main aux troupes d’Idriss Deby alors que sa mission est strictement humanitaire pour venir en aide aux populations déplacées du Darfour se trouvant dans les camps au Tchad, sans s’ingérer dans le conflit militaire qui oppose Deby à la rébellion qui lui est hostile.
Si aujourd’hui, la confrontation militaire apparaît inévitable et décisive dans les jours qui suivent, la faute incombe totalement à Idriss Deby d’une part et d’autre à l’opinion internationale qui n’a jamais proposé une approche pacifique aux parties belligérantes pour la résolution de la crise au Tchad. Etant donné, qu’elle a toujours exprimé sa bienveillance aux autres conflits sur le continent à travers d’efforts consentis pour trouver des solutions consensuelles.
La crise tchadienne demeure la plus compliquée et durable d’Afrique, mais force est de reconnaître, que jamais elle n’a fixé l’attention et suscité
l’engouement des partenaires internationaux qui devraient aider les Tchadiens, à retrouver le chemin de la paix en résolvant leur différend politique
déficit démocratique grâce aux mécanismes de règlements pacifiques dont disposent les instances internationales.
Le conflit au Tchad et sa pérennité résultent de la mauvaise foi de la France et de la communauté internationale qui brillent par leur complaisance excessive à l’égard du pouvoir tchadien au lieu d’une politique de fermeté, malgré les multiples déviances démocratiques et atteintes aux droits de l’homme dont il est reproché.
Cette indifférence internationale remarquée, a obligé les Tchadiens patriotes à déserter les casernes militaires, à abandonner leurs fonctions dans l’administration publique pour rejoindre massivement la rébellion à défaut d’alternance pacifique et politique dans le pays qui consacre l’accession légitime au pouvoir par la voie des urnes.
Makaila Nguebla