Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Makaila, plume combattante et indépendante

Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.

Publicité

Tchad: les Ong des droits de l'homme accusées de partialité

Nous rappelons que depuis vendredi dernier, près de 300 personnes ont été brutalement arrêtées dans leur domicile ou dans la circulation. Ces personnes sont pour la plus part détenues dans divers endroits de N'djaména, notamment à la maison d'arrêt et aussi dans d'autres lieux tenus secrets.


Depuis cette odieuse opération, nous n'avons pas entendu le son de cloche de ces prétendues organisations pour la défense des droits de l'homme au Tchad. Si promptes pour nous tympaniser les oreilles quand il faut s'agiter pour le procès de l'ancien président Hissein Habré, elles se musèlent cyniquement devant les cadavres que le MPS étale chaque jour sous leurs yeux.

Si les affinités entre la clique de Jacqueline et certains barons du régime MPS sont de notoriété publique, on s'interroge encore une fois sur ce silence lourd de conséquences de ces messieurs et dames en charge de ces organisations nébuleuses. Diriger une telle organisation n'implique pas une irresponsabilité et encore moins une impunité.


Nous pensons que l'indifférence de Dobian Assingar, Delphine Djiraibé, Jacqueline Moudeina, Massalbaye Tenabaye et bien d'autres semblables, est cruelle et assassine. Elle est et a été toujours sectaire. Quand on massacre des nordistes, on fait semblant de ne pas être au courant. Au pire des cas, on réagit avec un grand retard et encore, du bout des lèvres. Comme nous l'avions déjà dit, ce sont des organisations des droits des Sudistes. Et un jour viendra, toutes ces personnes répondront de leur complicité avec le régime criminel d'Idriss Deby Itno.


Pour l'heure, sachez qu'une liste nominative des personnes arrêtées a été dressée par les autorités pour la circonstance mais qui, malheureusement, n'informe pas sur les lieux de détention. D'après une femme, Hadjé Halimé Faroukh, rencontrée à Kousseri par une de nos connaissances et dont le fils a disparu depuis cette nuit du jeudi 18 décembre dernier, elle informe que les personnes arrêtées sont constamment déplacées par petits groupes dans divers endroits pour être interrogées. Certaines ne sont plus ramenées depuis trois jours selon leurs geôliers qui expliquent que la plus part des ces personnes ont été relâchées mais certainement ont préféré s'enfuir pour se réfugier au Cameroun voisin ou bien se cacher à N'djaména.


En tout état de cause, des actes de tortures et même des exécutions sommaires ont eu lieu et se déroulent encore à N'djaména et ses environs. L'inquiétude des familles est totale car elles ne savent plus à qui s'adresser pour avoir des nouvelles. Elles croisent désespérément les mains et implorent le tout puissant de protéger les leurs.
Prions pour eux.


Source: ambenatna

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Sachons raison gardée!<br /> Voilà encore un de ces brûlots qui sèment la zizanie quand on s'échine à atteindre un consensus sur l'essentiel, le changement dans ce pays qui nous appartient à nous tous! Traiter les ADH de partialité et de défenseurs des victimes uniquement sudistes de la tyrannie est intellectuellement malhonnête. C'est une chose qu'on ait en mémoire les fois où ces ADH ont pris position contre les violations des droits de l'Homme au sud, c'en est une autre de constater qu'elles sont devenues moins activistes que par le passé. Pour le premier cas, c'est de bonne guerre quand on sait que dans un passé récent les sudistes ont le plus connu des choses indicibles dans les deux Logone notamment et un peu partout. Le peu d'activisme des ADH ces derniers temps s'explique cependant par les événements de février qui ont laissé un grand choc dans tous les esprits y compris au sein des ADH dont les responsables et autres animateurs n'étaient pas du reste des opérations de chasse à l'Homme lancées et menées par les sbires du pouvoir. Certains n'ont eu la vie sauve qu'en se réfugiant à l'étranger ou en province ou en se cachant dans N'Djaména pendant des semaines. Qu'à cela ne tienne, force est de se rappeler que les ADH n'ont pas manqué d'être au devant de la dénonciation des violations des droits de l'Homme dans nos régions du nord et de l'est. Il faut être amnésique pour oublier les multiples rapports ou communiqués produits par la LTDH et ses consoeurs de l'ATPDH et autres sur les violations des droits humains dans le Ouaddaï, en pays Tama, en pays Hadjéraï au Guéra, etc. Ngniguilim, Chokoyan,Abéché, N'Djaména sonnent encore comme des gèmissements montant des sous-sols de la "piscine" et d'autres geôles de la tristement DDS hérités par le CRCR et l'ANS. Aussi se souvient-on que ces ADH ont été les premières à les dénoncer. Reste que nous demandons trop à nos frères du sud. Non contents de les voir être les grands perdants de nos pouvoirs "avortons" du Frolinat, nous regardons indifféremment l'injustice s'abattre sur eux.Quand les leurs dénoncent les massacres dans leur région, nous notons juste qu'ils sont partiaux. Quand ils dénoncent les massacres sur nos propres parents pendant que nous-mêmes sommes silencieux, nous feignons de ne pas le noter et nous le rappeler plus tard. Voilà le paradoxe aberrant! Nous ne dénoncons pas, nous-mêmes, les violations des droits humains dans nos régions du nord et quand d'autres le font à notre place nous estimons qu'ils ne le font pas assez ou le font avec retard! Au fait, est-ce que les sudistes nous interdisent de créer nous aussi nos ADH? Pourquoi ne le faisons pas nous-mêmes si nous estimons qu'il y a partialité chez eux? Mais diantre que nous sommes doublement ingrats: avons-nous souvenance d'avoir, nous nordistes, quand nos frères du sud vivaient les massacres perpétrés par nos "avortons" frolinistes, pris leur défense et dénoncé ces massacres? Du moins, l'avons-nous fait à leur côté? En dehors de quelques personnes qui ont eu le temps d'apprécier nos frères du sud et qui leur ont souvent exprimé leur sympathie, nous ne sommes pas nombreux à avoir eu un tel élan à leur égard. Quels sont les partis ou hommes politiques du nord qui ont vigoureusement condamné les massacres à Goré, Moundou, Doba, Bongor, Bébédja, Yomi, Maïbogo? Notre mémoire a de la peine à les citer! Même les rares qui l'ont fait, l'ont fait du bout des lèvres. Juste pour du politiquement correct! N'est-ce pas hypocrite?! Regardez, même quand il s'agit de défendre les victimes sudistes et nordistes de Habré, celui-là qui nous a mobilisés par ses discours regionalistes et confessionnelles nous montant contre nos frères avec lesquels nous étions tout simplement de bons "Lamy-fortains", c'est toujours eux! Jusqu'à preuve du contraire, nos frères sudistes sont plus victimes de nos pouvoirs nordistes que nous l'avions été sous les leurs. Des esprits "faux-fuyards" rappeleront des épisodes du temps de la lutte contre le Frolinat dans le nord pour refuter cette réalité et soutenir cette revanche qui a dépassé les bornes. Mais cela n'excuse rien! D'ailleurs, à accepter l'hypothèse d'une revanche égalisatrice des crimes de ce temps, force est de constater que nous avions atteint cela depuis fort longtemps et sommes depuis ces dernières décennies à une phase de prolongations inacceptables! De grâce, cessons de fustiger nos frères du sud quand nous mêmes ne faisons rien pour relever le pays que nous avons plongé dans une injustice sans bornes! Sudistes et nordistes, nous voulons aujourd'hui un autre Etat, celui de droit et justice pour tous, sans exception. Et c'est la seule lutte qui vaille la peine d'être soutenue et entretenue. Ce genre de brûlot la rend plutôt impossible et nous conduira un jour à l'explosion. Déjà, avec tout ce que nous savons dans ce pays, nous sommes à la limite étonnés de voir nos frères du sud s'accrocher encore à la vision d'un Etat unitaire qui ne les arrange pas jusqu'à maintenant. Nous aurions été à leur place que personne ne verrait d'inconveénient que nous ayons des penchants "auto-déterminants!" Nos frères du sud sont, malgré toutes les mers de malheurs, restés raisonnables pour nous permettre de sauver les choses, réhabiliter le Tchad pour le léguer à nos enfants et cadets auxquels nous avons le devoir de laisser un pays juste.Aussi est-il temps de commencer à le reconnaître en faisant amende honorable de notre côté! Pendant qu'il est encore temps car toute bonne cause a toujours le dessus et le jour où nos frères du sud voudrons s'émanciper du reste du pays, malgré nos armadas et notre barbarie légendaire, ils y parviendront. Nul n'a le monopole de la force, encore qu'elle ne traverse pas les siècles. Les sudistes ne sauraient être les "exutoires" de nos bêtises. Sachons raison gardée et cherchons nos exutoires ailleurs!
Répondre