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15 Janvier 2009
Ces conflits qui perdurent reposent la question du dialogue inclusif...
Nous avions fait des propositions en ce sens en 2002 qui regrouperait tous les acteurs de la vie politique. En cette date, il y avait des ingrédients d’une crise politique qui s’installait. On
avait appelé à une paix, à un dialogue national et à la réconciliation. A l’époque, le gouvernement nous avait dit qu’on n’était pas en guerre. On avait répliqué en disant qu’on n’était pas
justement en guerre et pas en paix non plus. Personne n’a pris de mesure pour pouvoir éviter les crises actuelles.
Le pays est livré aujourd’hui à ceux qui ont des armes. L’armée nationale et les groupes de rebelles ont pris le pays en otage. Il faut bien qu’on aille au dialogue. C’est ce que toute la société
civile, dans le cadre du Comité de suivi pour l’appel à la paix et à la réconciliation souhaite que le gouvernement le fasse. Il faut que la société civile, les oppositions armées et politiques
et tous les acteurs de ce pays se retrouvent autour d’un dialogue. Un pas a été fait par le gouvernement avec le dialogue politique qui s’est déroulé en juillet 2006 à N’Djaména mais c’est
insuffisant.
La question de la paix consiste à un dialogue à l’intérieur du pays entre le parti au pouvoir, le gouvernement, la société civile et les partis opposés au pouvoir. Qu’on arrive à un accord
politique. Deuxièmement, sous l’emprise d’un médiateur international et indépendant, ces groupes que je viens de citer arrivent à un consensus. Et enfin, le gouvernement, partis politiques
d’opposition, l’opposition armée et société civile arrivent à un consensus qui règlerait tout ce qui a été dégagé à la CNS de 1993. Ce consensus rompu à la modification de la Constitution , les
élections du 3 mai 2006, la question des forces de sécurité, des finances, de l’Etat… Dieu merci, il y a des oreilles attentives qui commencent à faire attention à tout ce que nous faisons.
Source: aplt.org