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Makaila, plume combattante et indépendante

Makaila.fr est un site d’informations indépendant et d’actualités sur le Tchad, l’Afrique et le Monde. Il traite des sujets variés entre autres: la politique, les droits humains, les libertés, le social, l’économique,la culture etc.

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CPI-Communauté internationale:tenir compte du contexte local!

La décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre du Président du Soudan Oumar Hassane El-béchir a suscité des réactions à travers quelques commentaires postés par des auteurs anonymes sur notre blog.

 

Conscients des reproches dont nous faisons l’objet, nous saisissons cette opportunité pour apporter une précision à la Cour Pénale Internationale (CPI) et à certain nombre d’observateurs au sein de la communauté internationale  divisée.

Nombreux sont ceux ou celles qui s’agitent autour de la crise du Darfour sans ternir compte des avis des acteurs et observateurs sous-régionaux notamment des Tchadiens dont le destin du pays est intimement lié au Soudan par la géographie et l’histoire.

 

Nous sommes donc, partis du simple constat que le Tchad et le Soudan qui partagent des frontières communes, n’ont jamais atteint un seuil critique pour que les relations entre les deux pays et les deux peuples frères, soient autant  détériorés  au point de devenir si affreuses et exécrables.

 

En effet, l’aggravation spectaculaire de ce conflit qui embrase la sous-région, faut-il le rappeler, ne peut justifier dans la mesure où depuis l’accession à la souveraineté internationale du Tchad, du régime de François  Tombalbaye, en passant par le Général Malloum, Goukouni Weddeye jusqu’au pouvoir de Hissein Habré, Soudanais et Tchadiens, ont vécu dans le respect mutuel des relations des bons voisinages.

 

Au début des années 1990, Idriss Deby, soutenu à l’époque par l’actuel régime de Khartoum, a conquis le pouvoir au Tchad, aprés avoir  puisé toutes ses potentialités humaines et matérielles depuis la région du Darfour, sa véritable forteresse, sa base arrière  et son tremplin.

 

C’est à l’insu des autorités soudanaises qui ont pourtant contribué à son ascension à la magistrature suprême, que Idriss Deby, de façon discrète et sournoise, avait promis aux populations du Darfour, qu’une fois au pouvoir au Tchad, qu’il les aidera à son tour dans leurs revendications civiques et politiques au Soudan.

 

Sans rien faire aux populations du Darfour, en l’occurrence, les Zaghawa, ethniquement proches de lui, le Président tchadien, très connu dans le processus de mises à feu à l’échelle sous-régionale avec notamment les renversements des régimes mêmes les plus démocratiquement élus, a armé, financé  les groupes rebelles de cette région du Soudan.

 

En outre, il a  cautionné l’éclatement en 2003 du conflit armé au Darfour qui a ému aujourd’hui, la communauté internationale qui s’est faite écho sans  chercher à situer la responsabilité initiale des différents protagonistes.

 

Tchadien, militant et défenseur des droits de l’homme, nous avons eu le privilège de prendre la parole et participer directement à des conférences de presse , aux tables rondes et ainsi que divers  cadres de réflexion qui traitent de la question du Darfour en vue d’aider à la résolution de ce conflit par des voies et  moyens pacifiques.

 

Notre objectif, s’inscrit dans une logique  de stabilité politique entre le Tchad et le Soudan, afin de mettre terme  aux souffrances des populations déplacées du Darfouri  de rejoindre leurs foyers  et que  des mécanismes soient mis pour qu’elles recouvrent leurs droits bafoués par le biais d’une  justice  équitable digne qui n’affecte pas la cohésion sociale des populations locales désireuses encore de vivre ensembles.

 

Les autorités soudanaises et les insurgés du Darfour,  qui ne parviennent pas à trouver des solutions aux différends qui les opposent, ont plus besoin de la compassion de la communauté internationale.

 

C’est bien dans cette vision, que nous n’avons pas partagé la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) et de son procureur Louis Moreno Ocampo, qui  s’enferment  dans une posture de justice vindicative et revancharde au détriment de la paix et la stabilité entre les différents peuples.

 

Dans cet esprit, nous estimons donc, que notre démarche est légitime, ne souffre d’aucune ambiguïté et ne peut être taxée d’aucune partialité de surcroît.

 

Makaila Nguebla

 

 

 

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K
J'ai toujours douté de votre engagement auprés de la RADHO.C'est un moyen pour vous de vivre on le sait. Comprenez qu'a force de marcher d'un lieu a l'autre, un mendiant finit toujours a se perdre. Vous condamnez Habre mais vous trouvez anormal qu'on juge El-Bechir? Que direz-vous demain d'Idriss Deby Itno? Un saint n'est ce pas? Que faites derriere Dr Adoum Djime alors? Ce n'est la paix qu'il cherche a travers la CIDI?
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N
Mon frère Atokari,la position de makaila vis a vis de l'affaire albechir est une position panafricaine, même s'il milite pour le mps actuellemnt, il peut avoir son point de vu, sur l'acharnement des "institution internationales" sur les chefs d'Etats africains. Makaila ne peut pas deroger a la régle et pour tant, il est <br /> chorent avec ses frères africains et autres tiers mondistes qui decrient ces "institutions" téléguidés par les puissantes klistes,qui ns brake cette justice pour assoir leurs interêt, bref Mon frères atokari ne t'acharne pas sur notre <br /> activiste mak. courage maikaila exprime toi coe te semble bon tu es suffisament lucide, tu n'as pas tord de t'opposer à Deby ni de supporter la résistance et ni de d'être africain et de supporter le Rais africain soudanais.<br /> <br /> vive la liberté
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A
M. MAKAILA, tu fais un melange de genres. on ne peut pas à la fois milité pour les DROITS HUMAINS et cautionnés les violations de ces mêmes droits sous quelques prétexte que ce soit. A vos yeux les réalités locales ont une grande importance et devraient péser dans la balance de la CPI et faute de cela, tu trouves que la procédure concernant El bechir est non fondé ou très clairement c'est une conspiration internationale contre la paix et la stabilité du Soudan. Mais de quelle paix parles-tu quand des dizaines de centaines de personnes errent comme des bêtes dans le désert à cause d'un conflit armé dont le pouvoir central à Khartoum semble être le principal auteur? Je reviens pas sur le bilan, car il ne s'agit pas simplement d'une affaire de comptabilité, d'ailleurs l'ampleur des dégats et la situation critique des darfouri sont telles qu'il serait moralement abject d'entretenir ce genre de débat.<br /> J'aimerai bien connaître ton avis, toute choses étant égales par ailleurs, si Déby invoquaint l'impératif des réalités locales pour justifier tous les massacres commis sous son régime et toutes les forfaitures connexes.<br /> D'ailleurs, par principe tu n'a aucn idéal en matière de droits humains, ta position sur le dossier HH tout comme ton appartenance à une rebellion armée en sont des preuves éloquentes. Ton engagement actuel auprès de la RADHO n'est que pur opportunisme. C'est ce même opptunisme également qui explique ta prise de position sur l'affaire HH. On ne sait jamais l'UFDD pourrait un jour...<br /> En matière de lutte, la logique voudrait qu'on soit du côté du faible. Tu as choisi le président dictateur et massacreur de son peuple. Quelle incongruté. Tu peux être considéré comme complice moralement parlant de la barbarie de El Béchir.
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Y
Mon cher compatriote Makaila<br /> Je ne partage pas du tout alors pas du tout votre avis sur votre position qui soutient de façon indéfectible Béchir Omar.C'est un criminel et personne ne peut nier le fait que les villages entiers sont brulés au darfour et c'est l'oeuvre de El Béchir.<br /> Le CPI travaille sur des preuves alors demander à ce qu'on vous montre ses preuves et réfutez-les juridiquement parlant.<br /> S'en prendre à Louis Moreno OCAMPO tel que vous le faite est très aisé a mon avis.<br /> Autant demander à Wade de laisser Hussein Habré en paix et à la FIDH de bruler leurs preuves.Nous ne sommes pas du même coté de la barque.<br /> yves
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