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2 Octobre 2009
Aujourd’hui, la Guinée Conakry célèbre dans la
désolation absolue , son 51eme anniversaire d’indépendance. Mais l’histoire se répète dans ce pays à
itinéraire politique sanglant, marqué traditionnellement par des répressions politiques des régimes
d’exception et militaires qui se sont succédés à la tête du pays.
A Dakar , où nous y trouvons, vit une forte colonie guinéenne et la situation politique en Guinée est suivie de prés par les autorités sénégalaises qui gèrent la crise avec autant de dextérité et d’une sollicitude tout à fait particulière .
Ainsi, après, les violents affrontements, du lundi dernier, entre les manifestants et militants désarmés de l’opposition aux forces armées guinéennes super-militarisées, qui ont réprimé de façon disproportionnée leurs propres concitoyens, il y a lieu de s’interroger sur le retour à l’ordre constitutionnel et au mode de transmission du pouvoir dans ce pays.
Hier, lors de notre émission hebdomadaire consacrée à l’actualité africaine, à la Radio Manoré 89.4 à Dakar, nous avons invité des responsables de l’Action de la Jeunesse Guinéenne pour le Développement et la Prospérité (AJGDP) pour débattre de la situation dans leur pays.
Il ressort aujourd’hui, selon les cris de détresse des leaders de l’opposition, des membres de la société civile que la gravité de la situation en Guinée, appelle en urgence la communauté internationale à une intervention militaire face à la junte au pouvoir pour opérer le changement politique et permettre aux différents acteurs de renouer avec le processus démocratique, désormais au point mort dans ce pays.
Mais il sied, de rappeler que dans le cas d’espèce, le peuple guinéen mise sur un pays européen, avec lequel, les relations historiques traduisent une certaine insoumission à la colonisation.
Les cris de cœur des opposants guinéens, s’adressent notamment à la France. Or, aujourd’hui, il est prouvé que la politique étrangère de la France ne fait pas l’unanimité en Afrique noire.
Nombreux sont les peuples africains, qui accusent la France, de soutenir et de maintenir un peu partout dans leurs pays, des régimes totalitaires et autoritaires, c’est le cas au Tchad avec Idriss Deby, au Togo où après le décès Eyadema père, Paris a imposé son fils Faure , c’est aussi au Gabon, où Ali Bongo, succède à son père Omar Bongo, autant des cas témoignent le rejet global des pratiques politiques éhontées de Paris, qui au lieu de soutenir d’encourager une véritable démocratique et œuvrent plutôt en faveur de la confiscation ou de la succession monarchique du pouvoir par des régimes despotiques sur le continent noir.
Ce dernier temps, les médias français notamment Rfi et France 24, accordent une large part de traitement d’informations sur l’actualité en Guinée. Mais cela, est motivé par un esprit de rapprochement de Paris à la Junte au pouvoir que par le souci d’une compassion avec le peuple guinéen.
S’il y un conseil à donner à l’opposition guinéenne, c’est de cesser d’espèrer et de compter sur les autorités françaises pour opérer un changement politique dans leur pays. Mais plutôt de diversifier son champ de plaidoyer au niveau d’autres nations, éprises de paix, de justice, de libertés et surtout de démocratie au sens plein du terme.
Notre blog, exprime sa compassion avec les victimes de la répression en Guinée et condamne avec la plus grande fermeté les pratiques barbares d’une armée qui règne dans l’impunité absolue et qui est devenue une machine répressive et un rouleau compresseur conte son propre peuple.
Makaila Nguebla