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8 Juin 2008
De retour de Khartoum, où elle a été reçue par le Général Oumar Hassane El-bechir, dans le cadre de la résolution du
contentieux qui oppose le Tchad au Soudan, une délégation du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), arrivée à
Ndjaména, le vendredi, s’était contentée simplement d’une audience avec le Premier ministre Youssouf Saleh Abbas alors qu’ Idriss Deby, se trouvait
au palais présidentiel, avait délibérement refusé de la recevoir.
Scandalisée, une source diplomatique a crié : « C'est la première fois qu'un président ne reçoit pas la délégation», "En faisant cela et
dans la situation dans laquelle il (le président Deby) se trouve, il prend des risques" à l'égard de sa relation avec la communauté internationale, a estimé celle-ci.
Ici, Idriss Deby que nous traitons de grénouille s’est imposée à son peuple par la faute justement de la communauté internationale, connue complaisante à son égard et la complicité à de la France son principal soutien.
L’Onu qui incarne le bœuf, essuie, aujourd’hui, au Tchad, un affront de taille le plus abominable d’une institution internationale censée s’imposer à ses membres par sa politique de fermété et sa prise des décisions ne devra subir.
Mais, pour l’opinion publique tchadienne très avertie, cette attitude méprisante et avilissante d’Idriss Deby à l’égard des organisations et membres
de la communauté internationale ne surprend personne.
Comme nous l’affirmait dans la soirée du samedi, un opposant Tchadien, analyste politique établi dans une capitale africaine : « De toutes
les façons, le peuple tchadien n’attend rien de la communauté internationale encore moins de sa médiation entre El-bechir et Deby, étand donné que le problème tchadien, qui est le plus
crucial, reste toujours occulté par celle-ci dans le mépris total du mélodrame de nos populations ».
Terriblement et Visiblement agacé, l’analyste politique Tchadien et dissident au régime de Deby, cache à peine son amertume devant les rapports qu’entretient la communauté internationale avec le pouvoir de Ndjaména, dont l’image est assombrie par de nombreuses faillites qui caractérisent un Etat de non Droit.
Il suffit d’imaginer la lapidation médiatique et la tournure qu’aurait prise cette affaire contre El-Béchir, s’il avait refusé de recevoir cette
délégation onusienne.
C’est là, le nœuds de toute la problèmatique du différend entre Deby et El-béchir dont la communauté internationale s’échine de résoudre avec une démarche qui ressemble à une politique de deux
poids, deux mesures appliquée selon des orientations de certaines puissances étrangères qui activent la diplomatique internationale pour leurs propres comptes.
Aujourd’hui, de façon permanente, nous réiterons incessamment notre appel à la France, aux médias internationaux et aux membres de la communauté
internationale de traiter équitablement les questions les plus graves des conflits qui affectent durablement le Tchad et le Soudan.
D’ici là, nous attendons les risques sinon, les conséquences que la grénouille Idriss Deby va encourir face au bœuf qu’est l’Onu.
Par Makaila Nguebla