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12 Juillet 2008
Louis Moreno Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) doit présenter, lundi à la Haye, une nouvelle affaire sur les crimes commis au Darfour. Dans son dossier, il devrait mettre en cause de très hauts responsables du gouvernement soudanais, parmi lesquels le chef de l’Etat Omar el-Béchir qui serait ainsi accusé de « crimes de guerre », de « crimes contre l'humanité » et de tentative de « génocide ».
Cet acharnement judiciaire de la Cour Pénale Internationale (CPI) contre le Gouvernement soudanais quii s’appuie sur la crise du Darfour est devenu un sujet à polémique et interprétation, que commente une large opinion publique tchadienne et africaine.
Transformée en un simple outil à la solde des grandes puissances étrangères, la CPI transgresse les régles et procédures qui régissent les institutions internationales censées trancher avec objectivité les différends internationaux à travers un arbitrage équitable, juste et sans parti pris
Aujourd’hui, la mise en cause du Chef de l’Etat de Oumar Hassane Elbechir, pour tentative de « génocide », de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » risque de heurter les relations d’un côté entre la CPI et le Soudan et de l’autre dans une large mesure entre la Ligue Arabe, les partenaires étrangers de Khartoum et l’institution judiciaire internationale.
Le Soudan affirme n’avoir ni signé et ratifié la Convention de la Cour Pénale Internationale (CPI). Dans ce cas figure, on s’interroge sur les faiblesses et les limites de la CPI pour incriminer et accuser le Chef de l’Etat Soudanais.
Si on va du constat que la crise du Darfour, tire ses origines historiques internes propres au Soudan, elle a, toutefois éclaté en 2003, avec le Soutien indéfectible du régime tchadien aux côtés des rebelles hostiles à Khartoum.
De ce fait, comment peut-on admettre que la CPI, exempte et évacue la responsabilité de Ndjaména et les actes terroristes des rebelles Soudanais soutenus par le régime tchadien pour renverser le pouvoir de Khartoum ?
Il est connu de tous que, le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE),l’un des plus importants groupes armés du Darfour, bénéficie par l’entremise du régime de Deby, de l’aide nécessaire des Etats-Unis d’Amérique pour mener des opérations militaires contre l’armée soudanaise.
Nous pensons donc que la campagne médiatique et le soutien des organisations de défense des droits humains en faveur de la rébellion du Darfour, influencent dangereusement la CPI dans sa poursuite judiciaire contre Khartoum.
Cette filation, nous conduit à comprendre avec évidence que les Américains qui nourrissent une haine viscérale contre le pouvoir de Khartoum, envisagent à tout prix l’éffondrer à travers des moyens détournés et les Français, soucieux de préserver leurs intérêts au Tchad par le maintien d’Idriss Deby, demeurent les principaux instigateurs et responsables derrières cette conspiration judiciaire internationale contre le dirigeant Soudanais.
Incriminé et inculpé Oumar Hassane El-bechir comme coupable dans les crimes commis au Darfour, est un précedent dangereux et ouvre des perpspectives judiciaires pour les dirigeants en exercice qui jouissent de leur immunité présidentielle.
Si tel est le cas, Idriss Deby ne peut échapper aux poursuites judiciaires de la Cour Pénale Internationale (CPI), étand donné que des organisations tchadiennes de défense des droits de l’homme l’épinglent en cascade pour des crimes commis contre des populations et hommes politiques tchadiens.
Pourquoi, la CPI ferme –t-elle les yeux sur la tragédie du peuple tchadien, victime permanente d’Idriss Deby qui régne dans l’arbitraire et l’impunité totale, au vu et au su des organisations internationale et répresentations diplomatiques étrangères accrédités au Tchad ?
Instrumentalisée et manipulée, la CPI doit rompre avec sa politique de soumission à certains dirigeants pour préserver sa crédibilité et son image de cour suprême d’arbitrage international neutre et sans complaisance.
Par Makaila Nguebla